Le parc Waterworld de Puget-sur-Argens autorisé à rouvrir
Le parc Waterworld de Puget-sur-Argens autorisé à rouvrir

Le parc aquatique Waterworld à Puget-sur-Argens, dans l'Est-Var, peut rouvrir ses portes. Saisi en urgence par la direction de l'établissement, le tribunal administratif de Toulon a suspendu, vendredi 31 juillet, l'arrêté municipal de fermeture administrative pris par le maire Guillaume Decard le 29 juillet, en concertation avec les services de l'État, pour manquements aux règles de sécurité. L'établissement était fermé depuis trois jours.

Dès samedi 1er août au matin, les baigneurs ont de nouveau été accueillis sur les structures exploitées sur le plan d'eau pugétois par Waterworld. Le tribunal a estimé qu'il existait un doute sérieux quant à la légalité de l'arrêté, justifiant la suspension immédiate de la mesure. Compte tenu de l'urgence, la suspension a été prononcée.

Le communiqué de la direction du parc

Dans un communiqué transmis aux médias, la direction du parc aquatique a exprimé sa satisfaction : « Par ordonnance de ce jour, le tribunal administratif de Toulon a suspendu l'arrêté du nouveau maire de la commune de Puget-sur-Argens du 29 juillet 2026 au motif d'un doute sérieux de la légalité de celle-ci. Même si nous sommes remplis de joie de pouvoir vous annoncer cette très bonne nouvelle, nous l'accueillons avec humilité car notre priorité reste et restera toujours d'accueillir nos visiteurs en toute sécurité. »

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La direction ajoute : « Nous aspirons à préserver les emplois de nos neuf salariés et continuer à faire vivre cette activité familiale dans un climat enfin apaisé. »

27 000 euros de manque à gagner

L'épisode a eu un coût direct pour l'exploitant. Contacté par Var-matin, Cyril Chaptal, le patron de l'établissement, estime à 27 000 euros la perte de chiffre d'affaires engendrée par les trois journées de fermeture imposée, du 29 au 31 juillet. Une somme significative pour une entreprise familiale de neuf salariés.

Côté municipalité, on adopte une position plus mesurée. Benoit Pelletier, directeur de cabinet du maire, indique que la ville attend de connaître les détails du jugement avant d'envisager la suite. « Ce jugement porte sur la forme et pas sur le fond, estime-t-il. Si l'arrêté municipal comportait peut-être une erreur affectant sa légalité, il n'en demeure pas moins que le problème de fond perdure. » La ville pourrait donc engager de nouvelles démarches à l'issue de l'analyse du jugement.

Un précédent en juin

Ce n'est en effet pas la première fois que le site est visé par une mesure de fermeture. Un arrêté préfectoral de fermeture administrative avait déjà été pris le 20 juin. Il avait été suivi, quelques jours plus tard, d'une autorisation de réouverture délivrée par l'État, à la faveur des corrections apportées par l'exploitant.

Fin juillet, la sous-commission départementale de sécurité a toutefois rendu un nouvel avis défavorable. « En date du 23 juillet, il y a eu un avis défavorable émis en sous-commission départementale de sécurité concernant la poursuite de l'exploitation de l'établissement », expliquait le maire Guillaume Decard dans notre édition du 31 juillet. « La commission a constaté plusieurs non-conformités aux règles de sécurité. » Ces non-conformités concernent la réglementation ERP (établissements recevant du public), la sécurité incendie, les moyens de secours et la principale attraction du site, baptisée « Xtrem Power ». Cet avis a conduit à l'arrêté de fermeture du 29 juillet.

Quelles suites pour le parc Waterworld ?

La suspension de l'arrêté municipal ne règle pas définitivement la situation. Le tribunal devra encore se prononcer au fond sur la légalité de la décision du maire, et la municipalité pourrait prendre de nouvelles mesures si les manquements persistent. En attendant, le parc a rouvert et entend poursuivre son activité dans un climat apaisé, comme le souhaite sa direction. La direction espère désormais un apaisement durable et une meilleure stabilité pour la saison en cours.

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