Gilles d'Ettore, l'ancien maire d'Agde, reste mis en examen dans l'affaire dite de "la voyante du maire d'Agde". Il est poursuivi pour détournements de fonds par une personne dépositaire de l'autorité publique, prises illégales d'intérêts et corruption, des accusations qu'il conteste fermement. Déchu de tous ses mandats depuis ses mises en examen en 2024, il est également interdit de paraître dans le département de l'Hérault depuis un an. Cette interdiction, il l'a contestée ce mardi 1er juillet devant la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Montpellier.
Une demande de modification du contrôle judiciaire
Costume impeccable et regard droit, Gilles d'Ettore s'est présenté devant les magistrats dans le cadre d'une audience à huis clos. Accompagné de son avocat, Me Jean-Marc Darrigade, il a sollicité une modification de son contrôle judiciaire afin de pouvoir à nouveau paraître dans l'Hérault, et plus précisément à Agde, pour y développer un projet professionnel.
Rappelons que Gilles d'Ettore a été interpellé en mars 2024 et mis en examen pour des faits graves. Il est soupçonné d'avoir utilisé son entourage d'hommes d'affaires et des deniers publics pour offrir des cadeaux à sa voyante, financer son mariage, des travaux dans sa maison, ou encore embaucher ses proches. Il a toujours nié ces accusations.
Une incarcération puis une liberté sous conditions
Après trois mois d'incarcération, il a été remis en liberté le 26 juin 2024 sous contrôle judiciaire, avec des obligations strictes : résider chez un ami en Dordogne, ne pas paraître dans l'Hérault, et ne pas entrer en contact avec certaines personnes, notamment des politiques et chefs d'entreprise d'Agde.
À l'issue de l'audience, Me Darrigade a simplement déclaré : "Nous ne communiquons pas sur cette affaire." Gilles d'Ettore n'a pas souhaité s'exprimer non plus. Selon nos informations, il souhaite non seulement revenir dans l'Hérault, mais s'installer à Agde pour un projet professionnel précis.
La décision attendue le 8 juillet
La chambre de l'instruction rendra sa décision le 8 juillet prochain. Le parquet général s'est opposé à cette demande d'aménagement du contrôle judiciaire, arguant que l'affaire est toujours en cours d'instruction et loin d'être terminée. L'avenir judiciaire de Gilles d'Ettore reste donc suspendu à cette décision.



