Une fusillade nocturne dans une impasse réputée paisible
Les faits se sont déroulés dans la nuit du 7 au 8 novembre 2025, dans une impasse a priori sans histoire de la commune de Coulounieix-Chamiers, située dans l'agglomération de Périgueux, en Dordogne. Cette affaire, qui a donné lieu à l'ouverture d'une information judiciaire par le parquet de Périgueux, a été brièvement évoquée lors du procès en comparution immédiate d'un Périgourdin de 21 ans, jugé le 6 février pour trafic de stupéfiants dans le secteur sauvegardé de la ville préfecture.
Un événement marquant pour le trafic local de stupéfiants
Cette nuit-là, plusieurs amis, dont le jeune homme de 21 ans condamné à quatre ans d'emprisonnement dont deux avec sursis, ont été la cible d'un règlement de compte qui risque de faire date dans l'histoire du trafic de stupéfiants local. Pour la première fois dans l'agglomération de Périgueux, des trafiquants de cocaïne ont utilisé une arme à feu pour en punir d'autres, marquant une escalade de violence préoccupante.
Le déroulement des faits dans le détail
Contre toute attente, c'est dans une impasse réputée tranquille, à proximité de l'avenue des Églantiers qui relie le bourg de Coulounieix-Chamiers à la départementale 4, que les événements ont eu lieu. Le 8 novembre, vers 4 heures du matin, alors que la plupart des habitants dormaient, un homme a été blessé par balle à la jambe, près du portail d'un couple de personnes âgées. Conduit d'urgence à l'hôpital de Périgueux, il a été pris en charge par les équipes médicales qui ont réussi à contenir le risque d'hémorragie.
Alertée, la police s'est rapidement rendue sur place pour tenter d'élucider les circonstances de cette fusillade. Les voisins ont été interrogés à plusieurs reprises, mais beaucoup n'avaient rien entendu, comme l'explique un riverain : « Personnellement, je n'avais rien entendu cette nuit-là parce que ma chambre donne de l'autre côté. C'est en voyant débarquer la police que j'ai appris qu'il y avait eu du grabuge, et pas qu'un peu ».
Une agression violente et une fuite à Limoges
Contrairement à son ami, le Périgourdin de 21 ans jugé pour trafic de stupéfiants n'a pas été blessé par balle. Cependant, ses agresseurs lui ont réservé un sort tout aussi violent. Selon nos informations, le jeune homme aurait été agressé et jeté dans une voiture de type Crossover, puis abandonné en rase campagne avec une blessure au visage. Il aurait ensuite décidé de se réfugier à Limoges, où les policiers l'ont finalement débusqué dans le cadre de leur enquête sur son activité de trafiquant de cocaïne à Périgueux.
Des liens possibles avec d'autres incidents récents
Les enquêteurs se demandent si ces événements sont liés à d'autres incidents survenus début novembre. Des coups de feu auraient été tirés au Gour de l'Arche, près du city stade, dans ce que le voisinage décrit comme un possible règlement de comptes entre bandes rivales. Un témoin de la rue du Moulin-de-Saltgourde raconte : « C'était un soir, vers 19-20 heures. Depuis ma fenêtre, j'ai vu que des personnes se regroupaient. Au départ, je ne me suis pas inquiété, parce que, malheureusement, l'endroit est connu pour être un point de rencontre entre dealers et revendeurs. Mais là, il y avait un chahut inhabituel et ça a viré au vinaigre. Il y a eu des coups de feu qui ont retenti ».
Cette série d'événements violents met en lumière l'évolution préoccupante des méthodes utilisées par les trafiquants de stupéfiants dans la région, avec une recrudescence de l'usage des armes à feu et des agressions physiques. L'information judiciaire ouverte par le parquet de Périgueux vise à déterminer les responsabilités et les connexions entre ces différents faits, dans l'espoir de rétablir la sécurité dans ce secteur jusqu'alors considéré comme calme.



