Procès de la fusillade de Chantecrit : des réquisitions sévères du parquet
Au deuxième jour du procès des six prévenus devant le tribunal correctionnel de Bordeaux, le parquet a fait connaître ses réquisitions dans le dossier de la fusillade du quartier Chantecrit survenue en mars 2017. Les magistrats ont demandé des peines allant jusqu'à trois ans de prison ferme pour les principaux suspects impliqués dans cette affaire violente.
Des peines différenciées selon les rôles présumés
Pour les deux protagonistes considérés comme les plus impliqués, le parquet a requis respectivement trois ans et seize mois d'emprisonnement ferme. Concernant deux autres individus dont la présence sur les lieux n'a pas été clairement établie, les réquisitions ont été plus modérées avec des peines de cent vingt et cent cinquante jours-amende, fixés à vingt et dix euros par jour.
Les faits remontent à mars 2017
Les événements se sont déroulés le 14 mars 2017 lorsqu'un homme s'est rendu en voiture au parking de la cité Chantecrit. Ce déplacement faisait suite au cambriolage du domicile de sa compagne, où une somme d'argent importante et des bijoux avaient été dérobés. L'homme souhaitait discuter des conditions de restitution du butin avec une de ses connaissances, mais la rencontre a rapidement dégénéré.
La défense plaide la légitime défense
Lors des plaidoiries, les avocats de la défense ont développé des arguments contrastés. Me Christian Blazy, représentant le conducteur grièvement blessé lors de l'échange de coups de feu, a plaidé l'état de légitime défense de son client et demandé sa relaxe pure et simple.
Les autres conseils ont quant à eux contesté la solidité des charges. Me Patrice Gonnord a souligné que "des charges ne font pas des preuves", tandis que Me Simon Takoudju, défendant le présumé tireur, a dénoncé une instruction superficielle : "Il n'existe pas d'indices concordants, on s'est contenté du superficiel dans ce dossier".
Me Philippe Nougaret a pour sa part martelé que son client "a toujours contesté être l'auteur du cambriolage et il n'est pas impliqué dans la scène de tir".
Verdict attendu en mai
Après ces deux jours d'audience où parquet et défense ont exposé leurs positions respectives, le tribunal a mis l'affaire en délibéré. Le jugement définitif sera rendu au mois de mai prochain, clôturant ainsi plus de six années d'enquête et de procédure judiciaire.



