L'ancien maire de Toulon, Hubert Falco, est sorti de son silence début juillet pour s'exprimer sur le dossier de la future cité judiciaire, un projet qu'il suit de près depuis des années. Sur ses réseaux sociaux, il a fait part de son inquiétude face aux retards persistants du calendrier des travaux.
Un projet en suspens depuis des années
L'idée d'un nouveau palais de justice à Toulon remonte à 2009. Hubert Falco affirme avoir soutenu ce dossier auprès de plusieurs gardes des Sceaux lorsqu'il était maire, jusqu'à son départ au printemps 2023. « J'avais obtenu, au plus haut niveau de l'État, les garanties que cette opération serait conduite conformément au calendrier alors annoncé », a-t-il déclaré, sans toutefois préciser ce calendrier.
Le projet prévoit la construction d'une cité judiciaire sur le site de l'ancienne prison Saint-Roch, démolie en 2010. En 2022, un projet architectural avait été présenté, accompagné d'engagements financiers de l'État. Cependant, les travaux n'ont toujours pas débuté, et un tribunal provisoire est envisagé dans les anciens locaux de la DDTM, à Port-Marchand.
Des critiques envers Josée Massi
Hubert Falco a profité de cette prise de parole pour critiquer sa successeure à la mairie, Josée Massi, avec qui les relations sont tendues. « Les Toulonnais n'attendent plus de nouvelles déclarations. Ils attendent désormais que ce dossier avance réellement », a-t-il écrit, ajoutant que « les Toulonnais jugent toujours sur les réalisations, jamais sur les intentions et les postures. »
Il rappelle également avoir « empêché que ce terrain ne soit cédé à d'autres projets immobiliers », soulignant son investissement personnel dans ce dossier.
Un besoin urgent pour la justice toulonnaise
Le projet de cité judiciaire répond à un besoin criant des magistrats, personnels de justice et avocats, qui dénoncent des conditions de travail indignes dans les locaux actuels. Selon une source proche du dossier, « la situation est devenue intenable, avec des salles d'audience vétustes et un manque d'espace chronique. »
Le tribunal provisoire, qui pourrait être installé dans l'ancien bâtiment de la DDTM, est présenté comme une solution d'attente, mais son calendrier reste flou. Hubert Falco s'émeut que Josée Massi ne soit pas en mesure d'annoncer une échéance pour le début du chantier ni pour la mise en place de cette solution temporaire.
« Je ne peux cacher mon inquiétude, tant je connais ce dossier dans ses moindres détails », a conclu l'ancien maire, appelant à une accélération des procédures.



