Ex-policier et comptable jugés pour exercice illégal de la médecine
Ex-policier et comptable jugés pour exercice illégal médecine

Un ex-policier et une comptable jugés pour exercice illégal de la médecine

Ce jeudi, le tribunal correctionnel de La Rochelle (Charente-Maritime) a jugé un ancien policier de 71 ans et une comptable de 53 ans, bien connus dans le milieu des énergéticiens. Ils sont poursuivis pour exercice illégal de la médecine, tant sur les humains que sur les animaux, comme le rapporte Le Parisien.

Le couple se présentait comme les inventeurs de la « curothérapie », une méthode qui prétendait guérir les « maladies énergétiques » et « harmoniser les énergies » à l'aide d'une simple photo ou d'un appel à distance, selon Sud Ouest. Ils avaient installé leur cabinet à Tonnay-Charente, près de Rochefort, où ils recevaient leurs patients.

850 « patients » concernés

Leur activité ne se limitait pas aux consultations. Au fil des années, ils ont bâti une véritable communauté en écrivant des livres, publiant une centaine de vidéos sur YouTube et proposant des « formations professionnelles ». Pour certains, cela représentait une alternative douteuse à la médecine traditionnelle, tandis que d'autres y voyaient un véritable moyen de se soigner.

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Lors du procès, une image plus sombre du couple est apparue. Au total, ils auraient délivré des diagnostics à 850 personnes, prétendant pouvoir guérir des cancers et des maladies dégénératives grâce aux énergies. Ils auraient également pratiqué des « harmonisations énergétiques » sur des chiens.

Une décision rendue le 30 juillet

Devant le tribunal, l'ex-policier a affirmé n'avoir jamais prétendu être médecin. Sa compagne a reconnu avoir prescrit des plantes à certains patients, en se référant à la médecine asiatique. Lors des perquisitions à leur domicile, des « notes avec des posologies précises » ont été retrouvées. Les prévenus tenaient également un discours « antivax ». Leur avocat a contesté ces preuves, déplorant qu'aucun patient n'ait été auditionné.

Le parquet a requis 18 mois de prison avec sursis et 30 000 euros d'amende pour chacun des prévenus. En cas de condamnation, ils pourraient être interdits d'exercer une activité médicale ou paramédicale pendant 5 ans. Le verdict sera rendu le 30 juillet prochain.

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