Le parquet de Marseille a classé sans suite, mercredi 29 juillet 2026, l'enquête pour détournement de fonds publics et favoritisme visant Renaud Muselier, président de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur (Paca). Les accusations, issues d'une dénonciation anonyme, se sont révélées « manifestement mensongères », selon un communiqué du parquet.
Des accusations infondées
L'enquête, ouverte le 3 juillet suite à un signalement d'un fonctionnaire anonyme au titre de l'article 40, ciblait également Wadeck Gorak, ancien skieur professionnel. Le signalement affirmait que Gorak occupait un emploi fictif au sein de la société PBC, un prestataire de communication financé par la région, pour servir en réalité d'« homme à tout faire » et de gardien du chalet privé de Renaud Muselier dans les Alpes-de-Haute-Provence.
Une vérification approfondie
Les chefs d'accusation incluaient détournement de fonds publics, prise illégale d'intérêts, favoritisme, corruption active et passive, ainsi que recel. L'enquête a été confiée à la Division de la Criminalité Organisée et Spécialisée (DCOS) de la police judiciaire des Bouches-du-Rhône. Les investigations ont permis d'établir que les informations du signalement étaient fausses.
Les policiers ont constaté que Wadeck Gorak exerçait une activité réelle au sein de PBC et qu'il n'avait jamais été gardien ou employé de maison de l'élu. « Les investigations réalisées dans le cadre de cette enquête ont permis d'établir que les informations transmises dans le signalement anonyme étaient manifestement mensongères », indique le parquet.
Une ouverture d'enquête pour dénonciation calomnieuse
Renaud Muselier, candidat aux élections sénatoriales, avait dénoncé une « dénonciation calomnieuse » et évoqué « la saison des poubelles » après la révélation de l'enquête par Nice-Matin. Dans la foulée du classement, le parquet de Marseille a ouvert une nouvelle enquête distincte pour « dénonciation calomnieuse », un délit passible de cinq ans d'emprisonnement et de 45 000 euros d'amende, afin d'identifier l'auteur du faux signalement.
Cette affaire illustre les tensions politiques autour de la période électorale. L'élu, qui a présidé sa dernière assemblée plénière le 26 juin, sort blanchi des accusations portées par un signalement anonyme jugé frauduleux.



