Dans une tribune publiée ce jeudi, l'écrivaine et comédienne Tania de Montaigne se réjouit de l'abrogation du Code noir, un ensemble de textes juridiques qui régissait l'esclavage dans les colonies françaises. Promulgué en 1685 sous Louis XIV, ce code définissait les esclaves comme des « biens meubles », les privant de toute humanité et de droits fondamentaux.
Un texte infâme enfin effacé
Pour Tania de Montaigne, cette abrogation est une reconnaissance tardive mais nécessaire de la dignité des ancêtres esclavisés. « Mes ancêtres ne sont plus des meubles. Cette qualification infamante disparaît enfin de notre droit », écrit-elle. Elle souligne que le Code noir a longtemps été un instrument de légitimation de la traite négrière et de l'exploitation coloniale.
Un pas vers la réconciliation
L'autrice de L'Assignation voit dans cette décision un geste fort pour la mémoire collective. « Abroger le Code noir, c'est reconnaître que des êtres humains ont été réduits à l'état de choses. C'est un acte de justice symbolique qui permet d'envisager une réconciliation véritable », affirme-t-elle. Elle appelle à poursuivre le travail de mémoire et d'éducation sur l'esclavage.
Les réactions politiques
La décision d'abroger le Code noir a été prise par le gouvernement, en concertation avec des historiens et des associations. Le ministre des Outre-mer a déclaré que « ce texte n'a plus sa place dans notre République ». Des voix se sont élevées pour saluer cette avancée, tandis que d'autres jugent la mesure insuffisante sans réparations concrètes.
Un débat sur la mémoire
Cette abrogation relance le débat sur la mémoire de l'esclavage en France. Pour Tania de Montaigne, il ne s'agit pas seulement d'un geste symbolique : « C'est une étape nécessaire pour que les descendants d'esclaves puissent se sentir pleinement citoyens. » Elle insiste sur l'importance de transmettre cette histoire aux jeunes générations.
Le Code noir, qui a été abrogé officiellement le 23 mai 2026, est désormais retiré des textes de loi. Une décision qui marque un tournant dans la reconnaissance des crimes de l'esclavage et de la colonisation.



