Cocaïne : 18 mois de prison pour des dizaines de voitures saccagées
Cocaïne : 18 mois pour des dizaines de voitures saccagées

Alexandre, 23 ans, a été condamné à 18 mois d'emprisonnement par le tribunal correctionnel de Montpellier pour une série de vols avec dégradations commises au printemps 2026. Les faits se sont déroulés dans plusieurs communes de l'Hérault : Montpellier, Saint-Félix-de-Lodez et Saint-André-de-Sangonis. Au total, des dizaines de véhicules ont été saccagés, leurs vitres brisées, et de nombreux objets dérobés.

Une addiction à la cocaïne au cœur des actes

Entre le 3 et le 19 avril 2026, Alexandre a agi avec les mêmes outils : marteau, tournevis, crochet et couteau suisse. Il a volé ordinateurs portables, lunettes, sacs de voyage, téléphones, cartes grises, papiers d'identité, cartes bancaires, vêtements, parfums et divers objets. Le 19 avril, il a été surpris dans un parking souterrain de Montpellier après avoir fracturé plusieurs véhicules. Les policiers ont retrouvé sur lui une batterie externe provenant d'un vol précédent. Le même jour, il avait tenté de voler une voiture dans un garage.

À la barre, Alexandre n'a pas cherché à minimiser ses actes : « Ce parking, je le connaissais parce que je venais y prendre ma dose. Après, il faut faire ce qu'il faut pour avoir de l'argent », a-t-il déclaré. Il a reconnu avoir voulu revendre une voiture volée alors qu'il était en manque, et que l'argent ou les objets dérobés servaient à acheter de la cocaïne.

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Un parcours marqué par la drogue

Selon sa mère, l'addiction d'Alexandre a commencé à l'âge de 18 ans. Elle a décrit un jeune homme ayant vécu trois semaines dans la rue et hospitalisé en psychiatrie avant de fuguer. « Il est dangereux pour lui et pour les autres », a-t-elle affirmé, tout en expliquant avoir trouvé une place dans une clinique spécialisée pour qu'il soit pris en charge dès sa sortie.

L'expertise psychiatrique versée au dossier n'a relevé aucun trouble psychiatrique. Les experts estiment que les faits sont essentiellement liés à sa consommation de cocaïne et que le risque de récidive apparaît faible si un suivi addictologique sérieux est mis en place.

La détention comme déclic

Détenu depuis plusieurs mois, le prévenu assure avoir changé. « La détention m'a fait arrêter la cocaïne. Aujourd'hui, quand je vais sortir, je veux travailler et prendre soin de mes proches », a-t-il déclaré, avant d'ajouter : « Je suis triste de réécouter les faits. Avec le recul, je me rends compte que ça ne valait vraiment pas la peine. »

Le ministère public a estimé que l'incarcération avait été bénéfique mais a demandé de ne pas retenir l'altération du discernement. Il a requis une peine de deux ans d'emprisonnement, dont douze mois assortis d'un sursis probatoire avec obligation de soins psychiatriques, de travail et d'hospitalisation. L'objectif, selon le parquet, est de privilégier « une logique de soins », tout en prévoyant un retour en détention si le suivi n'est pas respecté.

La décision du tribunal

La défense a plaidé en faveur d'une prise en charge médicale complète, jugeant les demandes de réparation du préjudice moral « démesurées » et rappelant que son client « ne s'en prend pas aux personnes mais aux biens ». L'avocat a également insisté sur la place réservée dans une clinique à compter du 22 juillet, estimant que « trois mois de prison lui ont permis de comprendre ».

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Les différentes parties civiles ont sollicité l'indemnisation de leurs préjudices matériels et moraux, parfois à hauteur de plusieurs milliers d'euros. À l'issue de l'audience, le tribunal a prononcé la relaxe des faits de tentative de vol reprochés entre le 12 et le 13 avril, mais l'a déclaré coupable de l'ensemble des autres infractions. Alexandre a été condamné à 18 mois d'emprisonnement, dont une partie sera exécutée sous forme d'un aménagement de peine placé sous le contrôle du juge de l'application des peines afin de permettre son hospitalisation et sa prise en charge. Le tribunal a également prononcé un sursis probatoire de deux ans, avec obligations de soins psychologiques et psychiatriques, ainsi que l'obligation de réparer les préjudices causés aux victimes. Ces dernières se sont vu accorder plusieurs indemnisations au titre de leurs préjudices matériels et moraux.