Le Premier ministre Gabriel Attal a annoncé ce mercredi son intention d'aligner le traitement judiciaire des pédocriminels sur celui des terroristes. Cette déclaration intervient dans un contexte de mobilisation croissante contre les violences faites aux enfants.
Des mesures radicales pour lutter contre la pédocriminalité
Gabriel Attal souhaite durcir les peines et les conditions de détention pour les auteurs d'infractions sexuelles sur mineurs. Il propose notamment l'instauration de peines incompressibles, similaires à celles appliquées aux terroristes. Le Premier ministre a également évoqué la création d'un fichier national des délinquants sexuels, accessible aux employeurs travaillant avec des enfants.
Un suivi renforcé après la libération
Les pédocriminels condamnés devraient faire l'objet d'un suivi socio-judiciaire renforcé après leur libération, avec des contrôles réguliers et des obligations de soins. Cette mesure vise à prévenir la récidive, qui reste élevée dans ce type d'infractions.
Attal a également annoncé la mise en place d'une cellule spécialisée au sein du parquet de Paris pour coordonner les enquêtes sur les réseaux pédocriminels en ligne. Les moyens alloués à la police judiciaire seront renforcés pour traiter les signalements plus rapidement.
Réactions contrastées
Les associations de défense des droits de l'enfant saluent ces annonces, mais appellent à des moyens concrets. Certains avocats pénalistes expriment des réserves sur l'alignement avec le régime antiterroriste, soulignant les risques pour les droits de la défense. Le gouvernement promet une concertation avec les professionnels de la justice avant toute législation.



