Une réélection et des accusations graves
Le 15 mars 2026, Yves Foulon, maire Les Républicains d'Arcachon, est réélu pour la cinquième fois avec 66,51 % des voix. Mais ce triomphe cache une sombre réalité. Quelques heures avant le scrutin, le maire a violemment insulté son adversaire écologiste Vital Baude. Une vidéo, diffusée par Vakita, le montre proférant des menaces : « Si je pouvais vous coincer derrière les poubelles, ça me ferait plaisir de vous mettre une branlée ». Le parquet de Bordeaux a ouvert une enquête pour menaces et injures.
Un climat politique sous tension
Les réactions ne se sont pas fait attendre. Sophie Panonacle, députée macroniste, qualifie le maire de « petit voyou de banlieue ». D'autres élus, du Rassemblement national à la gauche, condamnent ses propos. Dans la majorité municipale, c'est le silence. Des témoins anonymes décrivent un élu colérique, capable de menaces et de pressions. Philippe Bourgeois, architecte à la retraite, témoigne à visage découvert : « Foulon se comporte comme un despote ».
La villa Salesse au cœur des polémiques
La villa Salesse, acquise par le maire et son demi-frère Roger Padois, est un symbole des conflits d'intérêts. Jacques Storelli, président de l'Association de sauvegarde du site d'Arcachon, a déposé plainte pour faux, prise illégale d'intérêts et démolition sans autorisation. La nouvelle villa de plus de 550 m² sort de terre, officiellement pour être la résidence du maire. Les détracteurs dénoncent un mélange des genres entre urbanisme et intérêts personnels.
Des liens troubles avec l'immobilier
La sphère familiale du maire est impliquée dans l'immobilier. Son demi-frère dirige plusieurs sociétés, sa sœur et sa nièce sont actives dans le secteur. En 2018, une société civile immobilière Mestrezat, détenue avec son demi-frère, a défrayé la chronique. Le maire a reconnu en être cocréateur. Une enquête préliminaire du Parquet national financier en 2022 pour prise illégale d'intérêts a été classée en 2024 pour infraction insuffisamment caractérisée.
Une opposition municipale maltraitée
Les opposants dénoncent un traitement discriminatoire : pas de bureaux, pas d'accès libre à la mairie, amendements systématiquement rejetés. Jean-Pierre Ardoin Saint Amand, opposant à un projet d'hôtel, a essuyé une remarque cinglante du maire : « Dépêchez-vous de mourir, alors ! » Sophie Panonacle a été humiliée lors d'un dîner officiel en 2023. Depuis la diffusion de la vidéo, Yves Foulon se fait discret. Il refuse de répondre aux sollicitations. En cas de condamnation, il pourrait perdre sa Légion d'honneur.



