Antibes : un mari violent condamné à 3 ans de prison
Antibes : un mari violent écope de 3 ans de prison

Le tribunal judiciaire de Grasse a condamné un homme de 28 ans à trois ans de prison pour des violences commises le 21 février 2026 à Antibes. Ce jour-là, au rond-point des Quatre-Chemins, un couple de Cannois a tenté de s'interposer dans une altercation violente entre un homme et sa femme, accompagnée de leur enfant. L'individu, très énervé, était arrivé en trombe en voiture et avait forcé sa femme et sa fille à monter à bord.

Une intervention courageuse qui tourne au drame

Céline, une mère de famille de 37 ans, révoltée par la scène, s'est approchée de la voiture en criant : « Vous n'avez pas honte de frapper une femme ! » Ces reproches ont attisé l'agressivité de l'homme, qui en est venu aux mains avec le compagnon de Céline. Nagui Azzouz, 28 ans, natif de Vienne (Isère), a menacé le couple de les tuer à coups de manivelle avant d'embrayer. Alors qu'il démarrait, Céline a été traînée sur une dizaine de mètres sur la chaussée, n'ayant dû son salut qu'en se débarrassant de sa doudoune. Ses blessures ont entraîné une incapacité totale de travail (ITT) de 10 jours.

Identifié grâce à une vidéo postée sur les réseaux sociaux

Un témoin, depuis son balcon, a filmé la scène et posté la vidéo sur un réseau social. Un proche a donné l'alerte, permettant à la police d'interpeller le conjoint violent à son domicile. L'épouse battue n'avait pas réagi jusque-là. Poursuivi pour violence avec usage d'une arme, l'homme a comparu devant le tribunal présidé par Laurie Duca.

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Des excuses pitoyables à la barre

Sa compagne, enceinte, a témoigné, craquant et avouant que, après dix ans de mariage, il y avait eu des périodes difficiles où il l'insultait fréquemment. Elle a raconté qu'une fois, « il m'a prise par la gorge, soulevée de terre, mes pieds ne touchant plus le sol, je n'arrivais plus à respirer ». Interrogé, le prévenu a prétexté être le seul à subvenir aux besoins de la famille, cumulant deux emplois, et a déclaré : « C'était le ramadan, elle ne me faisait plus à manger, j'étais obligé de manger à l'extérieur, il ne restait plus rien pour moi et la petite. »

23 mentions au casier judiciaire

Avec 23 mentions à son casier judiciaire, le prévenu s'est posé en victime, indignant les avocats de la partie civile. Mes Sophie Rebaudengo, Emilie Lopez et Fanny Lecadre ont souligné le courage des témoins et expliqué que cette mère sous emprise avait voulu protéger sa fille. La procureure a rappelé « qu'il n'y a qu'une seule victime dans cette affaire et aujourd'hui elle a fait preuve de courage en révélant ce qu'elle a enduré ». En défense, Me Angélique Touati a rappelé que son client « est passé par de multiples foyers depuis l'âge de 7 ans, est traumatisé par le suicide de son père » et a précisé « que ce sont deux caractères très forts qui s'opposent ».

La décision du tribunal

Le tribunal a condamné le prévenu à trois ans de prison et lui a retiré l'exercice de l'autorité parentale. Il devra également indemniser ses victimes.

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