Un Niçois condamné à 30 ans pour avoir poignardé son ex-compagne 14 fois
30 ans de prison pour avoir poignardé son ex 14 fois

La cour d'assises du Var, siégeant en appel à Draguignan, a prononcé ce vendredi 29 mai 2026 une peine de 30 ans de réclusion criminelle à l'encontre d'Etelvino Mendes Gomes, reconnu coupable de tentative d'assassinat sur son ex-compagne. Le 22 août 2021, à Nice, cet homme avait poignardé sa victime à 14 reprises, dans un contexte de violence conjugale extrême.

Un appel qui se retourne contre l'accusé

Etelvino Mendes Gomes avait fait appel de sa condamnation initiale, prononcée en janvier 2025 par la cour d'assises des Alpes-Maritimes, qui lui infligeait 22 ans de réclusion. Il espérait une réduction de peine et la levée de l'interdiction définitive du territoire. Mais les jurés varois ont alourdi la sanction, dépassant même les réquisitions de l'avocat général Pierre Cortes, qui avait requis 26 ans de prison.

La peine est assortie d'une période de sûreté des deux tiers, d'un retrait total de l'autorité parentale sur les enfants issus de son union avec la victime (prénommée Helena, nom modifié) et d'une interdiction définitive du territoire français.

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Des faits d'une rare violence

Le soir du 22 août 2021, Etelvino Mendes Gomes s'était présenté au domicile de son ex-compagne, rue d'Angleterre à Nice, armé de deux couteaux de cuisine. Il avait défoncé trois portes pour parvenir jusqu'à elle et l'avait frappée à 14 reprises. Malgré ses blessures, Helena a survécu, ce que les parties civiles ont qualifié de véritable miracle.

Lors du procès, l'accusé a maintenu une position d'amnésie, affirmant ne pas se souvenir des faits en raison de son intoxication alcoolique (2,78 g/L de sang). Son avocat, Me Florian Abassit, a plaidé l'altération du discernement due à l'alcool, mais cette défense n'a pas convaincu la cour.

Une volonté de tuer jugée indéfectible

L'avocat général a souligné la détermination de l'accusé, qui avait planifié son acte et s'était acharné. Il a estimé que l'alcool n'était pas une excuse mais un révélateur de sa personnalité profonde : impulsive, manipulatrice et incapable d'accepter la perte d'emprise sur son ex-compagne. Me Gaëlle Lecointe-Gemsa, pour les parties civiles, a renchéri : « Il était venu pour tuer, il savait ce qu'il faisait. Rien ne pouvait l'arrêter, pas même la présence de son fils dans l'appartement. L'alcool a levé la digue. Derrière, il y avait la rage. »

Ce verdict marque une étape importante dans la lutte contre les violences conjugales, montrant que la justice peut se montrer particulièrement sévère envers les auteurs de tels actes.

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