Expulsion de Xenia Fedorova : nouveau rejet en référé-suspension
Xenia Fedorova : nouveau rejet en référé-suspension

Le tribunal administratif de Paris a rejeté, vendredi 14 août, un recours en référé-suspension déposé par la chroniqueuse russe pro-Kremlin Xenia Fedorova contre l'arrêté d'expulsion pris à son encontre. La procédure, qui vise à suspendre une décision administrative en cas d'urgence, n'a pas abouti, les juges estimant que la condition d'urgence n'était pas remplie. Xenia Fedorova, ancienne présidente de RT France, se trouve actuellement à l'étranger.

Rejet pour défaut d'urgence

Dans un communiqué publié vendredi, le tribunal administratif de Paris a indiqué que les juges des référés, sans se prononcer sur la légalité de l'arrêté d'expulsion, ont considéré que « la condition d'urgence du référé-suspension n'était pas remplie ». Ce rejet intervient après un premier refus, lundi 3 août, d'un recours en référé-liberté déposé par la chroniqueuse contre son expulsion et le gel de ses avoirs.

La procédure en référé-suspension est subordonnée à la démonstration d'une urgence. En l'espèce, les juges n'ont pas retenu l'argument de l'urgence, sans examiner le fond de l'affaire. Xenia Fedorova, qui a déjà quitté la France, ne pourra pas bénéficier d'une suspension de la mesure d'expulsion.

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Une décision ministérielle contestée

Pour rappel, Xenia Federova avait reçu un arrêté ministériel d'expulsion le mercredi 29 juillet, après avoir été accusée d'être la porte-parole du Kremlin dans certains médias français. L'arrêté la décrit comme « un relais des campagnes de désinformation pilotées par les autorités russes » dans le but « de déstabiliser l'ordre public ». Régulièrement invitée dans les médias du groupe Bolloré (CNews, Europe 1, JDD), la chroniqueuse s'était vu signifier cette mesure administrative.

Quelques jours plus tard, Moscou a réagi en dénonçant une « persécution politique » et une atteinte à la liberté d'expression de la part de l'État français. Sur le réseau social X, Xenia Federova s'était défendue en assurant vivre en France « depuis près de dix ans dans le respect de la loi », tout en bénéficiant du soutien des groupes Lagardère et Canal+.

Des recours épuisés

Ce nouveau rejet marque la deuxième décision défavorable pour la chroniqueuse. Début août, la justice française avait déjà rejeté son recours en référé-liberté. Désormais, Xenia Fedorova, qui se trouve à l'étranger, voit ses recours en référé rejetés, mais elle pourrait encore engager d'autres procédures au fond. La décision du tribunal administratif de Paris ne préjuge pas de la légalité de l'arrêté d'expulsion, qui pourra être examinée ultérieurement.

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