Depuis plusieurs mois, les ateliers municipaux de plusieurs communes du Cœur d'Hérault sont la cible d'une équipe de cambrioleurs spécialisée dans le vol de matériel professionnel électroportatif et thermique. Débroussailleuses, tronçonneuses, tondeuses, perceuses, disqueuses, groupes électrogènes ou encore matériel thermique destiné à l'entretien des espaces publics : autant d'équipements coûteux qui disparaissent lors de ces intrusions nocturnes.
Un mode opératoire bien rodé
Les enquêteurs de la gendarmerie de Clermont-l'Hérault ont identifié un mode opératoire quasi identique dans la plupart des cas. Les voleurs utilisent un véhicule pour exercer une pression sur la porte sectionnelle du garage des services techniques, jusqu'à ce qu'elle sorte de ses rails. Cette méthode, relativement discrète, provoque peu de bruit et ne réveille généralement pas le voisinage. Dans certains cas, les auteurs adaptent leur technique : à Usclas-d'Hérault, des individus encagoulés ont découpé un grillage avant de forcer une porte au pied-de-biche, malgré le déclenchement de l'alarme, comme l'ont montré les caméras de vidéosurveillance.
Des communes victimes en série
Le dernier cambriolage en date s'est produit dans la nuit du 21 au 22 juillet à Nébian, avec un préjudice estimé à près de 15 000 €. Quelques jours plus tôt, dans la nuit du 13 au 14 juillet, les ateliers municipaux de Lacoste avaient subi un sort identique, avec un vol de près de 10 000 € d'équipements. Le 30 mai, c'était au tour de Fontès d'être visée : après avoir enfoncé puis découpé une porte, les auteurs avaient dérobé environ 6 000 € de matériel. Selon plusieurs informations recueillies localement, les communes de Brignac, Campagnan, Plaissan et Vendémian pourraient également figurer parmi les victimes.
Des conséquences lourdes pour les petites communes
Au-delà du montant des préjudices, ces vols désorganisent durablement les services techniques. Privés de leurs équipements, les agents municipaux voient leurs interventions perturbées, qu'il s'agisse de l'entretien des espaces verts, de la voirie ou des travaux courants. Les communes, souvent de taille modeste, doivent composer avec des budgets contraints pour remplacer un matériel dont les remboursements par les assurances sont limités après application de la vétusté. La commune de Lacoste, par exemple, a dû immobiliser une partie de ses activités pendant plusieurs jours.
La gendarmerie appelle à la vigilance
Face à cette succession de cambriolages, la brigade de gendarmerie de Clermont-l'Hérault, qui centralise les procédures sur ce secteur, a diffusé un message de vigilance à destination des municipalités de son ressort. Ce message, publié le 24 juillet, sensibilise les élus au risque et recommande de renforcer les mesures de prévention, comme l'installation de systèmes d'alarme ou de vidéosurveillance. À noter que les ateliers municipaux de Clermont-l'Hérault n'ont pas été victimes de ce mode opératoire, mais ont connu une intrusion de jeunes dans la soirée du 13 juillet, rapidement repérés et délogés par les gendarmes.



