En moins d'un mois, entre avril et mai 2026, trois personnes ont été victimes de vols ou de tentatives d'arrachage de collier à Antibes. L'une d'elles, Jean-Andrei Diaconu, témoigne avec une très grande inquiétude.
Un habitant saisonnier agressé à Juan-les-Pins
Jean-Andrei Diaconu admet n'avoir absolument rien perçu le jour de son agression, à Juan-les-Pins. Alors que cet habitant d'Annemasse (Haute-Savoie) regagnait sa résidence secondaire en compagnie d'un ami, en cette fin d'après-midi du vendredi de l'Ascension, sur le boulevard Charles-Guillaumont, son collier lui a été soudainement arraché. « Un individu a surgi en courant, a tendu la main pour me dérober le bijou et a pris la fuite directement devant les caméras de vidéosurveillance », raconte-t-il après avoir eu l'impression, confirmée, d'être suivi pendant un moment.
Sur le coup, il ne réalise même pas que la fine chaîne en maille qu'il porte depuis plus de vingt ans autour du cou a disparu : « Je n'ai pas compris ce qu'il se passait. Mon téléphone était dans ma poche, je me suis d'abord demandé ce qu'il avait bien pu me prendre. C'est ensuite que j'ai constaté une légère marque cutanée : le collier avait un peu résisté avant de céder. C'est là que j'ai réalisé. » Orienté par le commissariat d'Antibes, il porte plainte en ligne.
Un scénario qui se répète
Selon nos informations, Jean-Andrei Diaconu est la troisième victime connue à avoir subi, en moins d'un mois, un tel vol à l'arraché sur la commune. Mi-avril, deux mineurs avaient déjà essayé de subtiliser par la violence le bijou d'une personne âgée, avant d'être interpellés à la gare de Juan-les-Pins alors qu'ils comptaient rentrer à Nice. Scénario similaire quelques semaines plus tard, le lundi 18 mai vers 21 heures : deux jeunes auraient tenté de s'emparer d'une chaîne, sans succès, avant de prendre la fuite et d'être interceptés par la Brigade anticriminalité au même endroit.
« En rentrant de Monaco en train, j'ai remarqué plusieurs groupes de trois ou quatre individus qui montaient à Nice et descendaient ensuite à Saint-Laurent-du-Var ou Antibes. Je pense qu'il s'agissait du même type de bande s'apprêtant à commettre des méfaits similaires », estime Jean-Andrei Diaconu.
Des postes de police à Juan-les-Pins
Ce dernier sent d'ailleurs l'inquiétude monter, malgré un début de saison jugé « normal » par la municipalité : « D'habitude, je suis vigilant, surtout quand je voyage à l'étranger. Mais, sur la Côte d'Azur, on a tendance à se relâcher. On se dit qu'il y a la police, des caméras partout, qu'on n'est pas en Amérique du Sud ! Sauf que là, j'en viens à me demander si l'on est à Juan-les-Pins ou à Caracas [capitale du Venezuela, N.D.L.R.]. »
Pour rappel, la police municipale s'est récemment installée juste à côté de la gare de Juan-les-Pins, sur le parking Courbet, dans un ancien bâtiment de marchandises. L'année dernière, un second poste a été installé, uniquement pour la saison estivale, sur la nouvelle place Denise-Holstein, à quelques centaines de mètres de là. Le maire, Jean Leonetti, a aussi validé, en janvier, la création de patrouilles pédestres, notamment dans la vieille ville, le centre-ville et à Juan-les-Pins.



