Violences sexuelles : des victimes réclament l'imprescriptibilité des crimes
Violences sexuelles : des victimes réclament l'imprescriptibilité

Jeudi 25 juin 2026, dans les locaux du groupe So Press à Paris, un collectif de femmes victimes de violences sexuelles, baptisé Les Voix des survivantes, a tenu une conférence de presse pour réclamer l'imprescriptibilité des crimes sexuels, tant sur majeurs que sur mineurs. La mannequin néerlandaise Thysia Huisman, porte-parole du collectif, a ouvert la séance en déclarant : « Trop souvent, en France, la justice n'est pas en faveur des victimes. Les auteurs sont libres, les victimes réduites au silence et la justice arrive trop tard, ou pas du tout. »

Un collectif déterminé à changer la loi

Thysia Huisman, 53 ans, accuse l'ancien agent de mannequins Jean-Luc Brunel, proche du financier pédocriminel Jeffrey Epstein, de l'avoir violée. Brunel s'est suicidé en prison en 2022. À ses côtés, plusieurs autres femmes victimes de violences sexuelles, ainsi que deux avocates, Anne-Claire Le Jeune et Myriam Guedj Benayoun (en visioconférence), ont soutenu la demande. Le collectif Les Voix des survivantes, récemment créé, milite pour que les crimes sexuels ne soient plus soumis à des délais de prescription, qui, selon elles, protègent les agresseurs au détriment des victimes.

Un combat contre le silence imposé

« La prescription protège les hommes qui comptent sur notre silence », a ajouté Thysia Huisman, soulignant que de nombreuses victimes mettent des années, voire des décennies, à parler. En France, les viols sur majeurs sont prescrits après 20 ans, et après 30 ans pour les mineurs. Les avocates présentes ont plaidé pour une réforme législative, arguant que ces délais sont inadaptés à la réalité des traumatismes et des mécanismes de libération de la parole.

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Un appel à la mobilisation

Le collectif espère que cette conférence de presse marquera le début d'un mouvement plus large, visant à sensibiliser l'opinion publique et les parlementaires. « Nous ne voulons plus que les victimes soient les oubliées de la justice », a conclu Anne-Claire Le Jeune. Les femmes présentes ont également appelé à une manifestation prévue le 8 mars 2027, lors de la Journée internationale des droits des femmes.

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