Violences filiales au Pays basque : 25 ans condamné pour avoir martyrisé sa mère
Violences filiales au Pays basque : 25 ans condamné

Un calvaire de plusieurs mois pour une mère au Pays basque

Pendant des mois, un jeune homme de 25 ans a fait vivre un enfer à sa propre mère à Saint-Pée-sur-Nivelle, au Pays basque. Jugé ce jeudi 7 mai devant le tribunal judiciaire de Bayonne pour des violences en récidive, il a été reconnu coupable d'avoir insulté, menacé et enfermé sa mère, exigeant qu'elle soit constamment à son service et réponde à tous ses besoins.

Des violences quotidiennes sous l'emprise de l'alcool et des stupéfiants

Alcoolisé et sous l'emprise de stupéfiants, le jeune homme insultait et menaçait sa mère au motif qu'il voulait qu'elle soit toujours disponible pour lui, à son bon vouloir. En septembre dernier, il l'a enfermée dans la maison en fermant les volets et les portes à clé, pour lui "montrer ce que c'est une garde à vue". C'est finalement lui qui a été placé en garde à vue par les gendarmes. Malgré cela, il a continué à entrer dans la maison quand il le souhaitait, ivre, parfois en pleine nuit pour réveiller sa mère et lui demander de le conduire pour "aller chercher son shit", qu'il avait perdu. Cette nuit-là, il l'a secouée et l'a empêchée de sortir.

Des menaces de brûler la maison

Un autre jour, alors que sa mère était partie chez son compagnon et avait fermé la maison, le jeune homme n'a pas pu entrer et l'a insultée par SMS de "grosse m*rde" et de "p*te", en menaçant de faire brûler la maison. Tout cela a généré une grande détresse psychologique chez la mère, épuisée, qui ne pouvait plus travailler. Un médecin a établi dix jours d'Incapacité totale de travail (ITT). Elle fait état d'un état de stress post-traumatique important ; "digne de personnes qui ont été à la guerre", souligne à l'audience le procureur Jean-Claude Belot.

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Une mère courageuse et une condamnation

"Quel constat d'impuissance de déposer plainte contre son fils. Mais aussi quel courage car c'est l'ultime protection qu'elle est venue chercher. À un moment, il faut dire stop", a plaidé son avocate, Me Brigitte Delmas. Le représentant du ministère public a requis dix mois de prison dont six avec sursis. Le jeune homme a tout reconnu devant les juges et assure "regretter". Son avocate, Me Sandrine Thelcide, a listé les "points positifs" qui font espérer à un changement de comportement : "envie de soigner son alcoolisme", "pas de dangerosité" et "meilleurs fréquentations". Le tribunal a suivi les réquisitions, en prononçant une obligation de soins et une interdiction de paraître au domicile de la mère. Il passera ses quatre mois ferme en prison.

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