Violences conjugales : récidiviste incarcéré à Montpellier
Violences conjugales : récidiviste incarcéré à Montpellier

Un homme de 40 ans, déjà condamné pour violences conjugales, a été placé en détention provisoire à la maison d'arrêt de Villeneuve-lès-Maguelone, en attendant son procès renvoyé au 9 octobre. Il est poursuivi pour des violences habituelles psychologiques sur sa compagne, qu'il aurait incitée à se suicider, et pour des violences sur deux de ses enfants, mineurs de moins de quinze ans.

Des violences durant dix mois

Les faits se sont déroulés du 1er octobre 2025 au 31 juillet 2026. Pendant cette période, l'homme, qui vivait chez sa compagne avec les trois enfants de celle-ci, aurait fait régner un climat de terreur. Selon la victime, il l'aurait notamment « incitée à se suicider ». Les violences sur les enfants, âgés de moins de quinze ans, auraient eu lieu les 29 juin et 3 juillet. L'un des enfants aurait eu si peur qu'il s'est uriné dessus.

Lors de son audience devant le tribunal correctionnel de Montpellier le 3 août, Nicolas (le prénom a été modifié) a reconnu les faits, déclarant : « J'ai fait n'importe quoi ». Une reconnaissance rare dans ce type d'affaires, où les auteurs nient ou minimisent souvent leur responsabilité.

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Un lourd passé judiciaire

Le prévenu comparaissait en récidive. Ses deux dernières condamnations datent de 2022 et 2023. La première concernait des violences sur sa conjointe en présence d'un mineur, la seconde des menaces de mort sur sa conjointe. Il avait écopé d'un an et quatre mois de prison avec sursis, peine ensuite révoquée.

Au vu de ce casier judiciaire, la procureure a requis le maintien en détention provisoire, une position soutenue par les juges. Le quadragénaire, qui n'a plus de contacts avec ses propres enfants, avait plaidé pour un placement sous contrôle judiciaire, arguant : « Je dois sauver ma société de nettoyage et mon scooter qui est resté sur place depuis que j'ai interpellé ». Son avocat avait ajouté : « Le placer en détention provisoire serait malvenu, d'autant qu'il n'est pas responsable du renvoi du procès ».

Un procès renvoyé pour protéger les enfants

Le procès a dû être reporté car la compagne, absente, ne s'est pas constituée partie civile, privant ainsi ses enfants de représentation légale. Les juges ont donc désigné un administrateur ad hoc, l'association France Victimes 34, pour faire valoir les droits des enfants. La nouvelle audience est fixée au 9 octobre.

En attendant, Nicolas restera incarcéré à la maison d'arrêt de Villeneuve-lès-Maguelone, près de Montpellier, pour une durée de plus de deux mois.

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