Violences conjugales et exil au Portugal : le prévenu condamné à Nîmes
Violences conjugales : prévenu condamné à Nîmes

Le tribunal correctionnel de Nîmes a condamné Hugo (le prénom a été modifié) à 12 mois de prison assortis d'un sursis probatoire de deux ans, le 13 juillet 2026, pour des faits de violences conjugales et d'appels malveillants à l'encontre de son ex-compagne, Ludivine. L'affaire, qui s'est déroulée à Laudun-l'Ardoise (Gard), a pris une dimension internationale lorsque le prévenu a emmené leur fille cadette au Portugal en janvier 2026, privant la mère de tout contact avec l'enfant.

Des plaintes classées puis relancées

Ludivine avait initialement porté plainte en 2023, mais les procédures avaient été classées sans suite. Ce n'est qu'en 2026, après une nouvelle série d'appels malveillants et une agression physique, qu'elle a déposé une nouvelle plainte, soutenue par son nouveau compagnon. Selon son avocate, Me Marion Touzellier, la victime « a tendance à minimiser car elle vit dans la crainte de perdre ses enfants ». Elle a subi des pressions et est privée de tous contacts avec sa fille.

Les faits reprochés et la défense

Hugo est accusé d'avoir frappé Ludivine d'un coup de poing et à coups de pied en présence de leur fils cadet, terrifié. Il lui aurait également proféré des menaces de mort, notamment « lui casser la figure » et « lui couper la gorge ». Le prévenu conteste ces accusations : « Je l'ai juste poussée, affirme-t-il par la voix de son avocat, Me Philippe Mestre. On s'insultait tous les deux. Et ma fille est portugaise. Ce dossier a été fait à Laudun contre moi. »

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Me Mestre a plaidé la relaxe, décrivant Ludivine comme une « femme instable » ayant eu trois enfants de pères différents, et affirmant que la petite fille « est heureuse » au Portugal. Il a également soutenu que le père avait agi pour protéger sa fille d'un placement en foyer, et que la mère aurait inventé des violences, notamment une arme dans la bouche.

Les réquisitions et le jugement

Le procureur Arnaud Massip a requis un an de prison avec sursis et le retrait « au moins partiel » de l'autorité parentale, décrivant « une continuité de violences » et le fait que le prévenu « a décidé de punir Madame et a emmené cette petite fille au Portugal ». Le tribunal a finalement condamné Hugo à 12 mois de prison avec sursis probatoire pendant deux ans, tenant compte d'une précédente condamnation pour violences, mais n'a pas prononcé le retrait de l'autorité parentale.

Impact sur la famille

Ludivine, qui a vu ses deux autres enfants placés temporairement en raison de sa fragilité, vit aujourd'hui avec eux. Elle reste sans nouvelles de sa benjamine depuis janvier 2026, le juge aux affaires familiales portugais ayant considéré que l'enfant était de nationalité portugaise. Selon Me Touzellier, « ce monsieur a expliqué à cette petite fille que sa mère l'avait abandonnée », ajoutant à la détresse de la mère.

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