Un prévenu alésien refuse son extraction de la maison d'arrêt
Un homme de 36 ans, placé en détention provisoire, devait être jugé en comparution immédiate au palais de justice d'Alès, dans le Gard, jeudi 12 février 2026. Il est accusé de ne pas avoir rempli ses obligations d'inscription sur le fichier des délinquants sexuels (Fijais) depuis décembre 2024, ainsi que de violences présumées sur sa compagne alésienne, survenues le 9 février.
Une victime gravement blessée
La victime, qui présente la moitié du visage tuméfiée et bénéficie de quatre jours d'interruption totale de travail (ITT), était présente à l'audience avec son avocate, Me Olivia Betoe. Cependant, elle n'a pas pu voir le prévenu, récidiviste, car ce dernier a refusé son extraction de la maison d'arrêt de Nîmes.
Le tribunal ordonne une expertise psychiatrique
La présidente de l'audience, Élodie Thebaud, a immédiatement annoncé que le tribunal estimait nécessaire de renvoyer le dossier pour ordonner une expertise psychiatrique. La substitut Cindy Fernandez a précisé que cette expertise n'avait pas pu être réalisée durant la garde à vue et qu'elle fournirait des éléments essentiels pour juger l'affaire.
Me Sophie Bonnaud, avocate de la défense, a regretté cette absence d'expertise alors que son client était en garde à vue. Elle a souligné que le prévenu souffre de troubles borderline, et peut-être d'autres problèmes psychiatriques.
Une demande de remise en liberté "symbolique"
L'avocate de la défense a demandé une remise en liberté, qualifiée de "symbolique", car son client purge désormais deux peines qui viennent d'être mises à exécution. Malgré cette requête, le tribunal a décidé de maintenir le prévenu en détention.
Le procès reporté au 30 mars
Au final, le procès a été renvoyé au 30 mars 2026. L'auteur présumé des violences conjugales reste en détention provisoire, dans l'attente des résultats de l'expertise psychiatrique ordonnée par le tribunal.



