Dans la nuit du 22 au 23 mai 2026, une fusillade a éclaté à Vic-la-Gardiole, une commune de près de 3 500 habitants située entre Montpellier et Sète, faisant un blessé grave. Le tireur présumé, âgé de 18 ans, a été arrêté et placé en détention provisoire, tandis que son complice présumé, un mineur de 16 ans, a été placé sous contrôle judiciaire.
Huit coups de feu en deux salves
Selon les informations de Midi Libre, les faits se sont déroulés vers 1 heure du matin sur la place du village, où un groupe de jeunes était rassemblé. Deux individus sont arrivés en voiture. Le passager est descendu et a ouvert le feu avec une arme de poing, tirant quatre balles. Il est ensuite remonté dans le véhicule, a parcouru quelques centaines de mètres, puis est revenu sur ses pas et a de nouveau tiré quatre fois sur le groupe qui portait secours à la première victime.
Blessée grièvement, la victime a été transportée à l'hôpital avec un pronostic vital engagé. Elle est depuis hors de danger, selon les sources proches de l'enquête.
Rivalité familiale sur fond amoureux
L'enquête, menée par les gendarmes de la brigade de recherches de Castelnau-le-Lez, a révélé que cette fusillade résultait d'une rivalité entre deux familles, qui couvait depuis près de huit mois, en lien avec une histoire amoureuse. Les enquêteurs ont identifié deux suspects : le tireur présumé, âgé de 18 ans, et celui qui lui aurait servi de chauffeur, âgé de 16 ans et sans permis de conduire.
Les deux ont été interpellés à leur domicile et présentés au juge des libertés et de la détention le 3 juillet 2026. Le procureur de la République a ouvert une information judiciaire pour tentative d'assassinat.
Le tireur écroué, le mineur sous contrôle judiciaire
Défendu par Me Luc Abratkiewicz, le tireur présumé a été mis en examen pour tentative d'assassinat et placé en détention provisoire. Quant au mineur, défendu par Me Marc Gallix, il a été mis en examen pour complicité de tentative d'assassinat mais placé sous contrôle judiciaire strict. Son avocat a plaidé qu'il était primo-délinquant et sans lien avec la rivalité à l'origine du conflit, ce qui a été retenu par le juge.



