Le 28 janvier 2019, à 8h30, une fourgonnette de police dépose Lofty Boussouak, âgé de 27 ans, au palais de justice de Tarascon, dans les Bouches-du-Rhône. Le jeune homme, jusque-là détenu au centre pénitentiaire de Béziers, dans l'Hérault, devait être entendu par un juge pour sa participation présumée au « gang des pirates des autoroutes ». Ce groupe criminel était spécialisé dans les braquages de propriétaires de voitures de luxe le long des autoroutes A7 et A9.
Une attaque violente et minutieusement préparée
À son arrivée au palais de justice, deux complices armés ont attaqué le véhicule de transport. Le pare-brise a été criblé de cinq balles, dont l'une a miraculeusement manqué sa cible pour se loger dans l'appui-tête du conducteur. Les trois fonctionnaires de l'administration pénitentiaire présents dans le fourgon sont sortis indemnes de cette attaque. Cependant, Lofty Boussouak a réussi à prendre la fuite, profitant de la confusion.
Une cavale de six mois et une arrestation finale
Après cette évasion spectaculaire, Lofty Boussouak est resté en cavale pendant six mois. Il a finalement été arrêté dans le Gard. Lors de son procès, il a été condamné à 25 ans de réclusion criminelle pour ces faits, marquant ainsi la fin de cette affaire hors du commun.
Cette évasion soulève des questions sur les procédures de sécurité lors des transferts de détenus, en particulier pour les individus considérés comme dangereux. Les autorités ont depuis renforcé les mesures pour éviter qu'un tel incident ne se reproduise.



