Var : free party stoppée, 59 verbalisations et un interpellation
Var : free party stoppée, 59 verbalisations

Alors qu'une free party massive se déroule toujours à Bourges, dans le Cher, un rassemblement similaire mais de moindre ampleur a été stoppé à Trigance, dans le Var. Dans la nuit du samedi 2 au dimanche 3 mai, environ 150 personnes se sont réunies illégalement sur la commune, située au cœur du parc naturel du Verdon.

Intervention des forces de l'ordre

La préfecture du Var a annoncé dimanche avoir déployé un dispositif de gendarmerie pour mettre fin à cette free party. Vingt-cinq gendarmes ont été mobilisés. Le son a été coupé à midi, et les forces de l'ordre ont procédé à 59 verbalisations, principalement pour défaut de stationnement et circulation. Une personne a également été placée en garde à vue pour trafic de stupéfiants.

Rappel de l'interdiction préfectorale

Le préfet du Var rappelle avoir interdit par arrêté tout rassemblement festif à caractère musical non déclaré sur l'ensemble du département. Cette mesure vise à prévenir les nuisances sonores, les dégradations de terrains et les débordements liés à l'usage de drogues, souvent associés à ces fêtes.

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Récidive dans le Var

Il s'agit de la troisième intervention de ce type en un mois dans le Var. Le 13 avril, à Baudinard-sur-Verdon, une centaine de participants avaient été verbalisés à 64 reprises, avec une interpellation pour outrage. Le 26 avril, à Ginasservis, plus de 50 gendarmes avaient mis fin à un rassemblement de 150 personnes, dressant 57 verbalisations pour violation de l'arrêté d'interdiction et usage de stupéfiants.

Cadre légal renforcé

Les free parties, apparues en France dans les années 1990, se tiennent souvent dans des champs ou des lieux abandonnés. Si la plupart se déroulent sans incident, elles sont régulièrement critiquées pour leurs nuisances et les risques de dérapages. Début avril, l'Assemblée nationale a adopté un arsenal juridique renforcé, prévoyant jusqu'à six ans de prison et 30 000 euros d'amende pour les organisateurs d'une free party non déclarée ou interdite. Le texte doit encore être voté au Sénat.

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