Vallauris : une route coupée depuis janvier, les travaux toujours en suspens
Les travaux nécessaires pour rouvrir la vieille route de Vallauris, obstruée par des éboulements depuis fin janvier, n'ont toujours pas débuté. Les usagers, qu'ils soient promeneurs, coureurs ou cyclistes, doivent faire preuve de patience face à cette situation qui perdure.
Une fermeture prolongée suite à des glissements de terrain
Depuis les glissements de terrain survenus le 28 janvier et dans la nuit du 3 au 4 février, la vieille route de Vallauris ainsi que la piste cyclable de la RD 135 à Golfe-Juan demeurent inutilisables. Ces événements, consécutifs à de fortes pluies, ont recouvert le bitume de terre et de débris, rendant la circulation impossible pour les véhicules.
Un panneau « route barrée » a été installé et n'a pas bougé depuis, symbolisant l'impasse dans laquelle se trouvent les autorités et les habitants. Seuls les marcheurs ou coureurs les plus audacieux osent encore franchir le monticule de terre, au risque de salir leurs chaussures.
Les usagers entre frustration et adaptation
Pour Paulette, 78 ans, accompagnée de son chien Moka, cette fermeture est une source de déception. « C'est vraiment dommage de ne plus pouvoir passer par là, confie-t-elle. Je pensais que c'était ouvert mais non. Je suis trop âgée pour monter sur la terre, j'ai peur de tomber. Du coup, je suis obligée de passer par la route du bas mais c'est plus bruyant et il y a plus de voitures. »
Rémy, un habitué du secteur, adopte une attitude plus pragmatique : « Je dois juste marcher quelques mètres et reprendre mon run ensuite vers Cannes. » Cependant, cette adaptation n'est pas sans risque pour d'autres usagers, notamment les cyclistes.
La mairie dans l'attente de procédures administratives
Le glissement de terrain ayant eu lieu sur un terrain privé, la Ville de Vallauris se trouve dans l'impossibilité d'intervenir directement. Les travaux ne peuvent démarrer sans l'expertise et l'accord de l'assurance du propriétaire, qui réside à l'étranger.
Un responsable municipal explique : « On ne peut rien faire tant que la colline n'est pas consolidée. L'état de catastrophe naturelle a été reconnu et nous avons sécurisé les lieux avec un arrêté municipal ordonnant au locataire de quitter les lieux. On a sécurisé l'endroit en attendant les expertises et l'assurance de la propriétaire. »
Cette situation administrative complexe retarde considérablement le déblaiement et la réouverture de la voie, laissant les usagers dans l'incertitude quant à la date de retour à la normale.
La piste cyclable également affectée, réouverture prévue en juin
La piste cyclable sur la RD 135, reliant Golfe-Juan à Vallauris, subit le même sort. Les cyclistes sont contraints de rouler sur la route partagée avec les voitures, bus et camions, une situation peu sécurisante, surtout dans les montées où la vitesse est réduite.
Eric, un cycliste régulier, témoigne : « La plupart du temps, je ne prends pas la piste cyclable depuis qu'elle est barrée au milieu. C'est plus simple pour moi et moins dangereux que de changer de route. On me frôle souvent dangereusement. J'espère que ça va être rapidement balayé. »
Le Département des Alpes-Maritimes, responsable de cette route, a précisé dans un communiqué officiel que les travaux de déblaiement pouvaient désormais commencer mi-avril, après l'analyse d'un géologue qui a recommandé d'attendre le ressuyage des terres. Ces travaux devraient durer un mois et demi, avec une réouverture prévue pour juin.
Une attente qui s'éternise pour les habitants
En résumé, les usagers de la vieille route de Vallauris et de la piste cyclable devront patienter encore plusieurs semaines, voire plusieurs mois, avant de retrouver un accès sécurisé et pratique. Les retards administratifs et les nécessaires expertises techniques prolongent cette situation inconfortable, mettant en lumière les défis liés à la gestion des catastrophes naturelles en zones urbaines et périurbaines.
La mobilisation des autorités locales et départementales reste cruciale pour accélérer les procédures et permettre une reprise normale de la circulation, essentielle au quotidien des riverains et des visiteurs de cette région touristique.



