Deux personnes ont été interpellées lundi 9 juin à Nice dans le cadre d'une enquête portant sur des faits présumés d'exercice illégal de la médecine, de mise en danger de la vie d'autrui et de travail dissimulé. L'affaire a débuté après l'hospitalisation d'une victime ayant subi une injection d'acide hyaluronique, substance utilisée pour gonfler les lèvres, ainsi qu'une intervention de type liposuccion.
Un cabinet clandestin découvert à Nice
Selon les premiers éléments de l'enquête, la victime a développé une infection ayant nécessité une prise en charge médicale. Les investigations menées par les policiers du Service local de police judiciaire (SLPJ) de Nice ont permis de mettre au jour un cabinet médical clandestin. Les enquêteurs ont également constaté l'existence d'une activité générant un chiffre d'affaires jugé important.
Multiplications des cabinets illégaux sur la Côte d'Azur
Ces cabinets, qui gagnent parfois beaucoup d'argent, se sont multipliés ces dernières années. En mars 2023, 200 chirurgiens esthétiques avaient cosigné une tribune appelant le gouvernement à faire interdire la vente de ces produits. En trois clics, il est en effet aisé d'acheter sur Internet des produits douteux. Ces salons clandestins peuvent encaisser entre 6 000 et 10 000 euros par jour.
Deux suspects en garde à vue
Deux suspects ont été interpellés le 9 juin dans la matinée. Les investigations se poursuivent afin de déterminer les circonstances exactes des faits et l'étendue de l'activité exercée. Les deux personnes ont été placées en garde à vue.
Cette affaire rappelle les dangers des injections illégales. Des cas graves de botulisme après des injections illégales de Botox en France ont déjà été signalés, ainsi que des infections, nécroses cutanées et réactions allergiques. En mars 2023, le tribunal correctionnel de Grasse avait condamné des prévenues à 8 mois de prison avec sursis et 20 000 euros d'amende pour des injections illégales dans l'arrière-boutique d'un salon d'esthétique.



