Le 14 août dernier, un touriste néo-zélandais s'apprêtant à prendre l'Eurostar à la gare du Nord à Paris a été contrôlé par les douanes avec un obus dans sa valise. Selon le journal Le Parisien, l'homme transportait une douille et une ogive d'obus, qu'il avait achetées dans une boutique de souvenirs en Belgique. Il a présenté la facture aux douaniers, mais cela n'a pas suffi.
Une interdiction formelle, même pour les objets de collection
Le transport de tels objets est formellement interdit, même lorsqu'il s'agit d'un obus de collection. Christophe Mulé, douanier chef de service à la tête de la brigade de surveillance extérieure transmanche, a expliqué au Parisien : « Les personnes qui transportent ces obus sont inconscientes. Elles pensent ramener un souvenir mais ne se rendent pas compte de la dangerosité. Ça peut être mortel à plusieurs centaines de mètres ».
Intervention des démineurs et perturbations du trafic
La zone d'embarquement a été sécurisée et les démineurs ont été appelés, entraînant un trafic bloqué et des retards. Après vérifications, les pièces provenaient d'un obus anglais de 1914 et étaient « inertes ». Le touriste néo-zélandais a écopé d'une amende, mais a pu repartir.
Cet incident rappelle les risques liés au transport de munitions, même anciennes, et les conséquences pour les voyageurs. Les autorités douanières restent vigilantes face à ce type de situation.



