À Saint-André-d’Olérargues, dans le Gard rhodanien, une cabane en bois perchée à trois mètres du sol offre depuis 2013 une expérience d’hébergement atypique au cœur de la garrigue. Benoît Legrain, producteur de spirulines, accueille les visiteurs toute l’année dans ce logement touristique qui mise sur le calme et la nature.
Une cabane en bois, perchée à trois mètres, au milieu de la garrigue
À quelques kilomètres du centre de Saint-André-d’Olérargues, une petite route de campagne serpente entre les talus de garrigues, puis un chemin de gravier s’enfonce dans la végétation. Au bout, une grande cabane en bois, dissimulée dans un arbre, domine la campagne environnante et offre un panorama dégagé sur les collines du Gard rhodanien. « Toute la structure est en bois », confirme Benoît Legrain, propriétaire du logement. Charpente apparente, parquet, murs, mobilier : l’ensemble évoque un chalet alpin. Une grande baie vitrée ouvre la pièce principale sur la garrigue, donnant l’impression que la forêt s’invite à l’intérieur.
Un projet né de l’activité agricole et d’une envie d’atypique
L’hébergement est né par circonstances. Producteur de spirulines, Benoît Legrain cherchait à arrondir ses fins de mois, car « le quotidien d’agriculteur étant incertain ». Il explique : « Je voulais quelque chose d’atypique, qui se fonde dans la nature. Ça correspondait aussi à l’image écologique que véhicule la spiruline. » Les visiteurs peuvent d’ailleurs découvrir la ferme de production durant leur séjour, et des produits cosmétiques à base de spiruline sont mis à disposition dans la salle de bains. « On essaie d’offrir un moment qui associe le bien-être et la nature », ajoute le responsable.
Une clientèle locale en quête de déconnexion
La cabane est ouverte toute l’année et accueille principalement des visiteurs venus de Montpellier ou d’autres villes situées à moins d’une heure et demie de route. La plupart réservent pour un week-end. « Beaucoup viennent pour un anniversaire, une nuit de noces ou simplement pour s’offrir une parenthèse, observe Benoît Legrain. Ce qu’ils recherchent avant tout, c’est la déconnexion. Ici, c’est très calme, il n’y a aucune nuisance. » Depuis la chambre, quelques pas suffisent pour rejoindre la terrasse, où deux transats font face au paysage, et un spa invite à profiter du calme des lieux. Seuls le chant des cigales et le bruissement des feuilles rompent le silence.
Un petit-déjeuner hissé par une poulie et des réservations en ligne
Chaque matin, le réveil se fait avec une touche d’originalité : le petit-déjeuner est déposé dans un panier, accroché à une poulie, que les occupants hissent jusqu’à leur terrasse avant de profiter de leur café face à la forêt. Si l’activité demande beaucoup d’investissement, entre l’accueil des vacanciers et l’exploitation de la ferme, le propriétaire ne regrette rien. « Ça demande beaucoup d’investissement. Il faut accueillir les gens, entretenir la cabane et jongler avec la ferme. Mais j’adore rencontrer les visiteurs, échanger avec eux et leur faire découvrir notre univers », conclut-il. Les réservations se font sur le site auracabane.com.



