Un autocariste belge verbalisé pour non-respect des distances de sécurité
Un autocariste belge verbalisé pour distances de sécurité

Mardi, en Saône-et-Loire, un conducteur d'autocar belge a été pris en flagrant délit de non-respect de l'article R412-12 du Code de la route, qui impose de maintenir une distance de sécurité suffisante entre deux véhicules. Il a écopé d'une amende de 135 euros, ramenée à 90 euros en raison d'un paiement immédiat. Grâce à un avion de la Police aux frontières (PAF) survolant la RN 70, les forces de l'ordre ont pu constater l'infraction, une opération inédite qui vise à lutter contre les comportements dangereux.

Un dispositif aérien pour traquer les distances de sécurité

L'opération a été menée mardi sur la RN 70, également appelée « route Centre Europe Atlantique », à la demande du préfet de Saône-et-Loire, inquiet de la hausse du nombre de tués sur les routes du département. Les policiers ont déployé un important dispositif, incluant des contrôles de vitesse classiques, mais aussi une surveillance spécifique des distances de sécurité. Pour y parvenir, ils ont bénéficié de l'appui d'un avion de tourisme de type Cessna, piloté par la PAF, qui s'est positionné au-dessus de l'axe.

« L'avion est vraiment très précieux pour ce genre d'opération. Parce qu'il permet de prendre de la hauteur et de repérer de loin les comportements dangereux », explique le commissaire Pierre-Alexandre Gelas, présent sur le bord de la RN 70. Ce dernier, nouveau commissaire de Montceau-les-Mines, souligne l'importance de cette méthode pour détecter les infractions dans un flot de véhicules important.

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Une amende réduite pour le conducteur belge

Le conducteur de l'autocar belge a reçu une amende de 135 euros, finalement réduite à 90 euros car payée immédiatement. En raison de son permis étranger, il a échappé au retrait de 3 points prévu par la loi. En Wallonie, le non-respect des distances de sécurité est à l'origine d'environ 230 accidents par an, selon l'Agence wallonne pour la Sécurité routière. Aucun chiffre équivalent n'est disponible pour la France.

« Comme souvent, les gens sont dans le déni », raconte le commissaire Pierre-Alexandre Gelas, un brin désabusé. « C'est pourtant une attitude vraiment dangereuse. Parce qu'en cas de problème, on n'a pas le temps de réagir, on n'a pas le temps de freiner, pas le temps de faire une manœuvre. Et puis, ça nous est tous déjà arrivé d'avoir un véhicule qui nous colle. On le sait, ça met en stress le conducteur », poursuit-il.

La règle des deux secondes et l'essor des drones

Le Code de la route précise que la distance de sécurité doit correspondre à la distance parcourue par le véhicule pendant un délai d'au moins deux secondes. Sur autoroute, cela représente environ 90 mètres, symbolisés par les lignes blanches de la bande d'arrêt d'urgence. Un trait signifie danger, deux traits sécurité. Si un véhicule se rabat juste devant vous, c'est toujours au conducteur qui suit de s'adapter.

Mardi, seul l'autocariste belge a été verbalisé en Saône-et-Loire. La police ne cache pas sa volonté de traquer davantage les conducteurs trop collants. Contactée, la direction de la police nationale rappelle que « tous les policiers qui circulent en voiture ou à moto peuvent constater visuellement si les distances sont respectées ou non ». L'utilisation de plus en plus fréquente de drones permet aussi de constater cette infraction. Les conducteurs sont prévenus : prendre ses distances est essentiel pour la sécurité de tous.

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