Quatre jeunes Girondins démantelés pour un trafic de pièces détachées de Seat Ibiza volées
Trafic de Seat Ibiza volées : quatre jeunes démantelés en Gironde

Un trafic de pièces détachées de voitures volées démantelé en Gironde

Les gendarmes de Bazas en Gironde ont mis fin aux activités d'une équipe de quatre jeunes hommes spécialisés dans le vol et le démontage de véhicules Seat Ibiza. Ces individus, âgés de 21, 22 et 24 ans, ont été jugés en comparution immédiate le lundi 9 mars au tribunal correctionnel de Bordeaux pour avoir dérobé cinq voitures en quelques semaines, avant de les désosser et de revendre les pièces détachées sur des plateformes en ligne comme Leboncoin et Facebook.

Une enquête discrète et méthodique

Tout a commencé le 8 janvier lorsque la gendarmerie de Bazas a repéré des allers-retours suspects près d'un bâtiment agricole abandonné à Auros. Sur place, les militaires ont découvert une voiture volée. Pour mieux comprendre l'ampleur du trafic, ils ont installé une caméra discrètement dans le hangar.

Le lendemain, trois suspects étaient filmés en train de s'affairer sur une nouvelle Seat Ibiza pour la démonter. Le 12 janvier, c'est un autre modèle volé à Sanguinet dans les Landes qui est passé dans cet atelier clandestin. Une Seat volée en Corrèze a également été filmée sur les lieux le 28 janvier.

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Identification et arrestation des délinquants

À force d'observer les allées et venues des suspects, les gendarmes ont réussi à identifier les délinquants. L'analyse de leurs téléphones portables a été déterminante : les appareils se bornaient systématiquement aux endroits où les vols avaient été commis.

Une dernière voiture a été volée le 13 février à Parentis dans les Landes par trois hommes encagoulés. Cette opération s'est avérée être leur dernière avant leur arrestation.

Un trafic lucratif et organisé

Lors de leur procès, l'un des prévenus s'est montré plus bavard sur leur méthode : « C'étaient des voitures faciles à prendre. Je revendais les pièces, là aussi c'est facile. Pas à des clients particuliers, ça peut être n'importe quoi. Je mettais en vente sur Leboncoin, Facebook… C'est parti vite. Je sais pas combien j'ai gagné avec. »

Les enquêteurs ont compris que les Seat Ibiza étaient particulièrement prisées car leurs pièces équipent d'autres modèles de véhicules, ce qui augmente considérablement leur capacité de revente. Le parquet a résumé l'affaire en qualifiant les accusés de « spécialistes » dans leur domaine.

Des peines adaptées à la participation de chacun

En fonction de leur implication dans les faits, les quatre hommes ont été condamnés à des peines allant de huit mois avec sursis à sept mois de prison ferme sous bracelet électronique. Cette affaire illustre comment des réseaux organisés exploitent la demande de pièces détachées d'occasion, créant un marché parallèle qui alimente la délinquance automobile.

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