Ce mercredi 6 mai, le tribunal correctionnel d'Agen a rendu son délibéré dans une affaire peu commune de trafic de médicaments dopants. Les faits se sont déroulés à Miramont-de-Guyenne, entre juin 2021 et septembre 2025, période raccourcie par les juges. Les prévenus étaient poursuivis pour ordonnances falsifiées, détournement de médicaments en produits dopants revendus, exercice illégal de la médecine, escroquerie, cession illicite de médicaments réglementés ou classés comme psychotropes, usage de faux en écriture, détention et transport de médicaments, et blanchiment.
Le coach sportif, un ancien bodybuilder
À la barre, il y a deux semaines, l'ancien bodybuilder déchu pour dopage, reconverti en coach sportif spécialisé dans la préparation de compétitions de culturisme, avait assuré aux juges : « Je n'ai pas vendu de médicaments avant 2023 ou 2024. À un moment donné, j'ai eu besoin d'argent car j'étais accro au jeu. Je n'ai pas fait ça pour m'enrichir, je suivais des sportifs, ils m'ont demandé des produits ». Sur son compte Instagram figurait la mention « médecin nutritionniste spécialisé ».
Condamnations prononcées
Le quadragénaire a écopé de trois ans d'emprisonnement, dont deux assortis d'un sursis probatoire pendant deux ans, avec obligation de réparer les dommages et de suivre des soins pour son addiction au jeu. Il pourra effectuer la partie ferme sous bracelet électronique. Il a également interdiction, pendant cinq ans, d'exercer l'activité de coach ou diététicien, devra s'acquitter de 15 000 euros d'amende et a été déclaré inéligible.
La docteure en pharmacie, responsable de l'officine où se fournissait le coach, a été reconnue coupable malgré sa minimisation des faits. Elle a été condamnée à 18 mois d'emprisonnement avec sursis et 15 000 euros d'amende, avec interdiction d'exercer la profession de pharmacienne pendant cinq ans. Son contrat d'assurance-vie de 317 953 euros a été confisqué.
La compagne du coach, poursuivie uniquement pour blanchiment, a été condamnée à 8 mois avec sursis.



