À l'approche de la Coupe du monde de football 2026, la ville de Toulouse a annoncé une mesure inédite : l'instauration d'un couvre-feu pour les mineurs de moins de 16 ans lors de certains matchs jugés à risque. Cette décision, prise en concertation avec la préfecture et les autorités locales, vise à prévenir d'éventuels débordements et à assurer la sécurité des jeunes comme des autres spectateurs.
Un dispositif exceptionnel pour des matchs sensibles
Le couvre-feu s'appliquera spécifiquement aux rencontres de l'équipe de France et à celles considérées comme à haut risque en raison de rivalités historiques ou de tensions potentielles. Les mineurs de moins de 16 ans ne pourront pas circuler dans les rues de Toulouse sans être accompagnés d'un adulte pendant les heures précédant et suivant ces matchs, soit de 20 heures à 6 heures du matin.
Des exceptions prévues pour les activités encadrées
Les dérogations sont possibles pour les jeunes se rendant à des activités sportives ou culturelles encadrées, ou pour ceux qui sont accompagnés d'un parent ou tuteur. Les forces de l'ordre seront mobilisées pour faire respecter cette mesure, qui pourrait être étendue à d'autres villes si elle s'avère efficace.
Le maire de Toulouse, Jean-Luc Moudenc, a justifié cette décision en soulignant la nécessité de protéger les mineurs des risques de violences et de dérives liées à l'alcool ou aux groupes de supporters. "Notre priorité est la sécurité de tous, en particulier des plus jeunes", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse.
Cette mesure a suscité des réactions contrastées : certains parents et associations de défense des droits de l'enfant y voient une atteinte à la liberté de circulation, tandis que d'autres saluent une initiative responsable. La ville assure que le couvre-feu sera temporaire et limité aux matchs concernés, avec un bilan prévu après la compétition.



