Un adolescent de 13 ans est dans un état critique après avoir été blessé par balle lors d'une fusillade survenue dans la nuit de dimanche à lundi dans les quartiers ouest de Toulouse. Deux jeunes hommes ont été interpellés après une course-poursuite, et des armes de guerre ont été saisies.
Une nuit de violence dans le quartier de la Faourette
Il était environ 1h30 dans la nuit du dimanche 2 au lundi 3 août lorsque des coups de feu ont éclaté rue Jules-Amilhau, à la frontière entre les quartiers de la Faourette et de Bagatelle. Les secours, rapidement dépêchés sur place, ont pris en charge deux victimes, toutes deux mineures. Le bilan est lourd : un adolescent de 13 ans, touché en plein abdomen, a été évacué en urgence absolue vers le CHU de Rangueil. Son pronostic vital est toujours très engagé. La seconde victime, âgée de 16 ans, a été atteinte à l'aine mais a pu quitter l'hôpital après avoir reçu des soins.
Selon les informations de La Dépêche, les tireurs présumés ne sont pas connus comme des figures du grand banditisme. En revanche, l'un des deux mineurs ciblés est déjà défavorablement connu des services de police pour des affaires liées au trafic de stupéfiants.
Une course-poursuite à contresens se termine à Colomiers
Avertis immédiatement, les équipages de la brigade anticriminalité (BAC) ont rapidement repéré le véhicule des suspects. S'en est suivie une course-poursuite sous haute tension. Le conducteur a d'abord refusé de s'arrêter, filant à toute allure en direction de Pibrac, avant de faire demi-tour et d'emprunter les axes routiers à contresens en direction de Toulouse. La folle cavale s'est finalement achevée à Colomiers, où la BAC a réussi à bloquer la voiture et à interpeller les deux occupants, âgés de 18 et 25 ans.
Lors de la fouille du véhicule, les forces de l'ordre ont mis la main sur plusieurs armes à feu, dont au moins une arme de guerre de type fusil d'assaut. Des analyses balistiques sont en cours pour confirmer leur utilisation lors de l'attaque. L'enquête a été confiée à la Division de la criminalité organisée et spécialisée (DCOS).
Un contexte déjà très tendu dans le Grand Mirail
Cet épisode violent s'inscrit dans un contexte particulièrement tendu dans ce secteur de Toulouse. Moins de 48 heures auparavant, deux autres fusillades avaient secoué le quartier du Grand Mirail : une rafale tirée sans faire de blessé à La Faourette dans la nuit de vendredi à samedi, puis un jeune homme de 24 ans blessé par balle à la jambe samedi soir à Bellefontaine.
À ce stade des investigations, aucun lien formel n'est établi entre ces trois affaires. Cependant, les enquêteurs cherchent à vérifier si les armes saisies lors de l'interpellation de lundi ont pu servir lors des précédents shootings. La multiplication de ces actes de violence par armes à feu dans les quartiers toulousains inquiète les autorités, qui redoutent une escalade liée aux règlements de comptes entre trafiquants.



