Quatre militaires ultramarins ont été retrouvés morts ou blessés dans des conditions suspectes à Toulon. Une famille est au centre de l'enquête. Deux de ses membres, un homme et une femme, ont été placés en garde à vue. Selon les premiers éléments, les victimes auraient été séquestrées avant d'être tuées. L'affaire, révélée par Libération, suscite une vive émotion dans la communauté militaire.
Une découverte macabre dans un appartement toulonnais
Les faits se sont déroulés dans un appartement du centre-ville de Toulon. Les enquêteurs ont découvert les corps de deux militaires, tandis que deux autres ont été transportés à l'hôpital dans un état grave. Les victimes, toutes originaires des outre-mer, étaient en poste dans la région. Selon une source proche de l'enquête, « on m'a dit qu'il fallait faire attention à eux », évoquant des tensions préexistantes.
Une famille suspectée, deux gardes à vue
Les investigations ont rapidement orienté les policiers vers une famille vivant dans le même immeuble. Un homme et une femme, dont l'identité n'a pas été révélée, ont été interpellés et placés en garde à vue. Ils sont suspectés d'avoir séquestré les militaires avant de passer à l'acte. Les motivations restent floues, mais les enquêteurs privilégient la piste d'un différend personnel.
Un choc pour la communauté militaire
Cette affaire a provoqué une onde de choc dans les casernes de la région. Les autorités militaires ont exprimé leur soutien aux familles des victimes. L'enquête, confiée à la police judiciaire de Toulon, se poursuit pour déterminer les circonstances exactes des faits. Les autopsies doivent être pratiquées dans les prochains jours.
Selon une source judiciaire, les gardes à vue peuvent durer jusqu'à 96 heures. Les suspects devront ensuite être présentés à un juge d'instruction. Cette affaire rappelle la vulnérabilité de certains militaires isolés, loin de leurs bases d'origine. Les associations de défense des droits des militaires appellent à une vigilance accrue.



