Tensions à Tarnos : un jeune élu dénonce des attaques personnelles
Tensions à Tarnos : un jeune élu dénonce des attaques

Lors du dernier Conseil municipal de Tarnos, le mercredi 20 mai, Mathis Marquez, le benjamin de l’assemblée, a lancé l’alerte sur les « campagnes de dénigrement » dont il s’estime l’objet. Dans son collimateur : les publications sur les réseaux sociaux du groupe d’opposition Tarnos pour tous, et particulièrement un visuel le dépeignant comme un « jeune écervelé et manipulé ». Selon ses mots, ces méthodes reprennent les codes du populisme et malmènent le débat d’idées.

Soutenu par sa majorité et par Agir pour Tarnos, l’autre groupe d’opposition présent sur les bancs, il a exigé le retrait immédiat de la publication. Afin d’étayer ses propos, le conseiller à la Vie citoyenne a fourni les références de différents messages sur les réseaux et a ironisé sur les « compliments » qui lui ont été adressés via plusieurs articles en ligne.

La réponse de l'opposition

Élu sur la liste Tarnos pour tous, Gérard Claverie avait ainsi écrit en avril dernier, dans un article intitulé « Depuis quand les communistes sont-ils écolos ? » : « Le jeune Mathis Marquez distribue déjà des brevets de ''vraie gauche'' et d’écologie avant même d’en connaître les fondamentaux. La fougue de la jeunesse mérite pourtant mieux que les slogans. »

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Cette situation « illustre malheureusement le niveau actuel du débat politique local », commente en réponse à Mathis Marquez Marie-Ange Delavenne, qui menait la liste Tarnos pour tous aux dernières élections municipales. Dès sa sortie du Conseil municipal, elle a jugé la déclaration de Mathis Marquez « particulièrement outrancière » et relevant d’une « inversion complète des rôles » : « Cela fait plus de dix ans que notre groupe subit attaques personnelles, insultes et discréditation publique de la part de certains membres du Parti communiste », estime-t-elle.

Publication maintenue

Les pages Facebook portent les stigmates de ce climat. « Face à la répétition de ces attaques, déplore Marie-Ange Delavenne, nous avons été contraints de bloquer plusieurs responsables communistes, dont M. Marquez ainsi que M. Hardy, le directeur de cabinet. » Malgré la demande véhémente exprimée en Conseil municipal, le groupe Tarnos pour tous répond qu’il maintiendra la publication incriminée.

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