Depuis plusieurs mois, des habitants d'un immeuble à Nice vivent un véritable cauchemar en raison d'un voisin atteint du syndrome de Diogène. Infestations de punaises de lit, cafards, déchets accumulés sur le balcon et odeurs nauséabondes rendent leur quotidien insupportable. Malgré une ordonnance judiciaire obtenue en septembre 2025 pour nettoyer l'appartement, la situation reste inchangée en août 2026, poussant certains voisins à envisager de déménager.
Des conditions de vie devenues invivables
Sami Abed, habitant de l'immeuble infesté, témoigne au micro de BFM : « On a le problème des bêtes, des punaises de lits, des odeurs aussi ». Sur le même palier, Laurie-Anne partage ce problème et raconte une mésaventure particulièrement marquante : « Moi je suis en télétravail à 100 %, je suis asthmatique, j'avais besoin de ma ventoline, et j'ai inhalé un cafard. Ça a été une grosse crise d'angoisse juste après. »
Les nuisances ne se limitent pas aux insectes. Une forte odeur nauséabonde imprègne les parties communes. Laurie-Anne, après avoir obtenu une ordonnance du juge autorisant la venue d'un huissier, a assisté à un constat affligeant. La commissaire de justice a noté : « Le logement est extrêmement encombré par de très nombreux effets personnels […] à tel point qu'il est difficile de se déplacer. Je constate qu'une forte odeur nauséabonde de poussière, de crasse et de tabac s'échappe de l'appartement. »
Une ordonnance restée lettre morte
Le temps passe et la situation n'évolue pas. Laurie-Anne déplore : « Le syndic a obtenu une ordonnance pour faire débarrasser l'appartement et le traiter. C'était en septembre 2025, on est en août 2026, et elle n'est toujours pas exécutée… » Cette absence de mise en œuvre aggrave le sentiment d'abandon des résidents.
Les deux voisins concernés envisagent désormais de déménager si aucune solution n'est trouvée prochainement et rapidement. Face à l'inertie administrative, ils ne voient pas d'autre issue pour retrouver un cadre de vie sain.
Un syndrome méconnu aux conséquences lourdes
Le syndrome de Diogène, caractérisé par une négligence extrême de soi et de son environnement, entraîne souvent des situations d'accumulation compulsive. Dans ce cas précis, les conséquences pour le voisinage sont directes : prolifération de nuisibles, risques sanitaires et détérioration de la qualité de vie.
Alors que l'ordonnance de septembre 2025 reste inappliquée, les habitants espèrent une intervention rapide des autorités pour faire cesser ce calvaire. En attendant, ils vivent dans la crainte de nouvelles infestations et d'incidents comme celui vécu par Laurie-Anne.



