Une surveillante condamnée pour relation intime avec une collégienne de 13 ans
Surveillante condamnée pour relation avec collégienne

Ce mardi, le tribunal judiciaire d’Arras a jugé une assistante d’éducation de 26 ans pour corruption de mineur et agression sexuelle. L’ancienne employée d’un collège de l’Arrageois comparaissait pour avoir entretenu une relation sentimentale et intime avec une élève de classe de 4e, deux fois plus jeune qu’elle, après un rapprochement né au sein de l’établissement scolaire à l’automne dernier.

Un engrenage rapide

L’engrenage a commencé un mois à peine après la rentrée, rapporte La Voix du Nord. Durant les heures de permanence, l’adolescente de 13 ans se confie longuement à la surveillante sur ses difficultés familiales et personnelles. Se reconnaissant dans le parcours de la jeune fille, l’adulte se laisse emporter par une complicité ambiguë. Les discussions basculent rapidement sur les réseaux sociaux, menant à des baisers et à des échanges de clichés intimes.

« Je ne saurais pas dire comment ça a dérapé », indique la prévenue. Mais le 17 décembre, tout change : toutes les deux ont un rapport intime dans la voiture de la surveillante. Reconnaissant avoir dépassé les limites, l’ancienne pionne, qui au passage est en couple avec un jeune homme, met fin à sa liaison. Ce que la fillette aurait très mal vécu. « Les crises d’angoisse, les scarifications, le mal-être… Tout s’est aggravé », confie son père, selon les informations de nos confrères.

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La responsabilité de l’adulte pointée du doigt

À la barre, la prévenue a exprimé son incompréhension face à ce qu’elle qualifie de « dérapage », affirmant suivre un suivi psychologique. Si elle soutient que l’initiative venait de la collégienne, décrite comme très mature, le ministère public a fermement rappelé les obligations déontologiques de la femme. Rongée par les regrets, l’ex-surveillante a reconnu son incapacité totale à fixer des limites lors de cette dérive amoureuse.

Elle a alors fait l’objet d’une condamnation de 12 mois de prison avec sursis et d’une interdiction d’exercer tout métier en relation avec des mineurs pendant cinq ans, à la suite d’accusations de corruption de mineur et d’agression sexuelle. Elle sera obligée de dédommager l’élève et ses parents, devenus parties civiles, pour la somme de 4 500 euros.

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