Somalie : l'échec de l'opération pour libérer un agent de la DGSE
Somalie : échec de l'opération pour libérer un agent DGSE

Une opération commando française visant à libérer un agent de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) détenu par les islamistes shebab en Somalie a échoué, selon le récit détaillé du commando publié par Le Monde. L'agent, capturé en 2020, n'a pas pu être extrait de sa prison.

Les détails de l'opération

L'opération, menée par une unité d'élite de l'armée française, a eu lieu dans la nuit du 8 au 9 juillet 2026. Le commando, composé d'une vingtaine d'hommes, a été héliporté près du village de Barawe, dans le sud de la Somalie, où l'agent était détenu. Selon le récit, les forces françaises ont affronté les shebab pendant près de deux heures, mais n'ont pas réussi à atteindre le lieu de détention.

Un des membres du commando a déclaré : « Nous savions que c'était une mission à haut risque, mais nous étions déterminés à ramener notre collègue. Malheureusement, les shebab étaient mieux préparés que nous ne le pensions. »

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Le bilan de l'assaut

L'assaut a fait deux morts parmi les forces françaises et plusieurs blessés. Du côté des shebab, au moins dix combattants ont été tués, selon le ministère somalien de la Sécurité intérieure. L'agent de la DGSE, dont l'identité n'a pas été révélée, serait toujours vivant, mais sa localisation exacte reste inconnue.

L'opération a été critiquée par certains experts en sécurité, qui estiment qu'elle a été mal planifiée. « Le renseignement était insuffisant, et les forces françaises ont sous-estimé la capacité de réaction des shebab », a analysé un consultant en sécurité basé à Nairobi.

Le contexte de la captivité

L'agent de la DGSE a été capturé en novembre 2020 alors qu'il menait une mission de renseignement à Mogadiscio. Il était détenu depuis lors par les shebab, qui avaient exigé une rançon et la libération de prisonniers. La France avait jusqu'à présent refusé de négocier, mais avait multiplié les tentatives de localisation de l'agent.

Les shebab, affiliés à Al-Qaida, contrôlent une grande partie du sud et du centre de la Somalie. Ils mènent régulièrement des attaques contre le gouvernement somalien et les forces de l'Union africaine.

Les réactions officielles

L'Élysée a confirmé l'opération dans un communiqué laconique, exprimant « la profonde tristesse de la nation » après la mort des deux soldats. Le président français a également réaffirmé « la détermination de la France à lutter contre le terrorisme en Afrique de l'Est ». Aucune information supplémentaire n'a été fournie sur le sort de l'agent.

Le gouvernement somalien a salué la tentative française, mais a souligné la nécessité d'une coopération renforcée pour lutter contre les shebab. « Nous devons travailler ensemble pour éliminer cette menace », a déclaré le ministre somalien de la Sécurité intérieure.

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