Six mois ferme pour avoir coupé un flexible de frein
Six mois ferme pour avoir coupé un flexible de frein

Le tribunal correctionnel de Draguignan a condamné, ce lundi 31 août, un quadragénaire à six mois d'emprisonnement ferme pour avoir sectionné un flexible de frein du véhicule de son ex-concubine, après une violente altercation sur le parking d'une grande surface à Saint-Maximin. L'homme, prénommé Nadir, a également écopé d'une interdiction de contact de trois ans et d'une interdiction de territoire de dix ans.

Une agression violente sur un parking de Saint-Maximin

Les faits remontent au mardi 21 juillet. Alors que Laure (prénom modifié) discutait avec un homme sur le parking d'une grande surface de Saint-Maximin, Nadir a surgi et interpellé son ex-compagne. Il s'est approché d'elle, a saisi son téléphone portable puis, face à la résistance de la jeune femme, lui a porté un coup de tête au niveau de la pommette droite. La victime a dû recevoir quatre points de suture et a gardé un œil au beurre noir.

« Il n'était pas violent durant notre relation, ni lors de notre séparation, a témoigné Laure à l'audience. Mais quand il a compris que c'était véritablement fini entre nous et qu'il n'y aurait pas de mariage, il a commencé à devenir virulent et à me suivre. » Laure a également affirmé que Nadir avait placé des traceurs GPS dans ses deux véhicules, lui permettant de savoir où elle se trouvait à tout moment.

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Un sabotage du véhicule aux conséquences potentiellement graves

Le même jour, l'ami de Laure a vu Nadir s'agenouiller derrière son Range Rover avant de venir à leur contact. Le procureur Guy Bouchet a souligné que « tout de suite après la scène de violences, il a insisté pour qu'elle prenne le volant. Quelques minutes plus tard, une grande flaque a été aperçue sous le véhicule. » Selon les constatations de l'expert automobile, l'acte « volontaire » aurait provoqué un allongement « considérable » des distances de freinage pour Laure, ainsi qu'une pédale « molle ».

Malgré le témoignage d'un témoin oculaire, Nadir a nié avoir dégradé le véhicule de son ancienne compagne. Mécanicien de profession, il a déclaré : « Je n'ai pas cassé la voiture. C'est la mienne. Elle devait me la rendre. » En revanche, il a reconnu avoir, « par réflexe », porté un coup de tête à son ex-compagne, affirmant qu'elle l'avait étranglé.

Des conséquences psychologiques lourdes pour la victime

L'avocate de Laure, Me Carla Nourri, a décrit l'état de sa cliente : « Laure est aujourd'hui extrêmement choquée, au point d'avoir eu des pensées suicidaires. Elle sursaute au moindre bruit, ne dort plus la nuit… Elle n'a retrouvé la tranquillité seulement depuis son interpellation. »

Nadir, en situation illégale en France, a exprimé son souhait de rentrer « chez lui », en Tunisie. Le tribunal a ajouté à l'OQTF déjà émise par l'administration une interdiction de territoire de dix ans. Avant cela, le quadragénaire devra passer six mois derrière les barreaux. Une interdiction de contact d'une durée de trois ans a également été prononcée.

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