Meurtre à Charleville-Mézières : un couple mis en examen
Meurtre à Charleville-Mézières : un couple mis en examen

Un trentenaire et sa compagne ont été mis en examen ce mardi pour le meurtre, dans la nuit de mercredi à jeudi, d'un homme de 47 ans à Charleville-Mézières (Ardennes). Ils sont également accusés de « très graves violences sexuelles » et de mutilations sur la victime. Les faits se sont déroulés sur fond de consommation d'alcool et de stupéfiants.

Un couple déjà connu de la justice

Les deux mis en cause, âgés de 37 et 27 ans, ont été mis en examen lundi pour « meurtre » accompagné d'« actes de tortures et de barbarie », selon François Schneider, procureur de la République de Reims. Placés en détention provisoire, ils encourent la réclusion criminelle à perpétuité.

L'homme compte 36 condamnations à son casier judiciaire, « essentiellement pour des violences », tandis que sa compagne a été condamnée en 2026 pour violences aggravées. La victime, un homme de 47 ans connu de la police, a été retrouvée sans vie jeudi à son domicile.

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Des violences d'une extrême gravité

L'autopsie a révélé « des traumatismes très sévères, sur le visage, au niveau cervical ayant obstrué ses voies aériennes », des « fractures des côtes » et « de très graves violences sexuelles », précise le procureur. Le sexe de la victime « avait été mutilé ». Selon le magistrat, « il n'était manifestement pas mort sur le coup », et une vidéo retrouvée « le montrait d'ailleurs agonisant tandis que son agresseur lui donnait de violents coups de pied au visage ».

Une soirée sous alcool et stupéfiants

Selon les premiers éléments de l'enquête, les deux mis en cause et une adolescente sans abri de 17 ans ont rejoint la victime chez elle pour y passer la soirée. Ils ont « consommé de l'alcool de façon massive, mais également de la cocaïne et du "C", mélange de cocaïne et d'ammoniac », détaille le procureur.

L'adolescente, placée en garde à vue puis remise en liberté, a raconté que la soirée aurait dérapé lorsque la victime « aurait proposé à la compagne du mis en cause d'avoir des relations sexuelles avec elle en échange de produits stupéfiants ». Cela aurait entraîné « un déchaînement de violences dépassant l'entendement » de la part des mis en examen, qui ont frappé la victime « à coups de pied, de ventilateur, de meubles tout en filmant la scène », avant de la « retourner […] pour lui faire subir des violences sexuelles ».

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