Le deuxième salon de l'animal s'est tenu samedi 12 septembre 2026 au parc Haussmann de Draguignan, réunissant une quinzaine d'associations et de structures autour de la cohabitation entre humains et faune sauvage. Organisé par la municipalité, cet événement visait à sensibiliser le public à la présence des animaux en ville et aux gestes à adopter pour mieux vivre ensemble.
Des clichés de la faune urbaine exposés au parc Haussmann
Les visiteurs ont pu découvrir des photographies de Nicolas de Vaulx, captées en pleine ville, montrant un renard traversant une route, un écureuil roux fixant l'objectif ou encore un raton laveur tapi dans l'ombre. Ces images, accrochées sur des grilles d'exposition mobiles, illustrent une réalité : la faune « sauvage » vit aussi à nos côtés. Selon les organisateurs, cette cohabitation est possible à condition d'adapter nos habitudes et notre environnement.
Aurélie Rebaudo, conseillère municipale chargée de la condition animale, a expliqué la genèse de l'événement : « Il existait un salon du bien-être en général et on s'est dit pourquoi pas un salon juste sur les animaux et pas seulement sur les chiens et les chats. De plus en plus de personnes s'intéressent à la question. »
Totem, une association au secours de la faune sauvage
Parmi les participants figurait Totem, une association intervenant dans toute la région pour venir en aide à la faune sauvage. Son prochain grand projet se situe au Pradet, où un centre de soins destiné aux animaux sauvages blessés ou en détresse doit ouvrir en 2027. Pour financer ce projet, un financement participatif a été lancé, et l'association recherche des bénévoles, notamment pour le transport des animaux.
Amandine, de l'association Totem, a souligné l'importance de l'observation pour reconnaître un animal en détresse. Par exemple, un goéland trouvé sur une plage peut présenter des signes inquiétants comme « une aile basse ». Cette semaine encore, des flamants roses se sont égarés près du littoral et un vautour a été retrouvé en train de se noyer près du Verdon. En un an, l'association, en appui de la LPO, a secouru « 800 martinets victimes de la chaleur ».
Un moustique géant pour sensibiliser les enfants
Le Comité départemental d'éducation à la santé (Codes) participait pour la première fois au salon. Son objectif : parler des moustiques, notamment aux enfants, et de leur capacité à transmettre des maladies comme le chikungunya, la dengue ou le Zika. Pour capter l'attention des plus jeunes, le Codes avait exposé un moustique géant en 3D, reproduisant abdomen, thorax, pattes, antennes et ailes en grand format.
L'ostéopathie animale, une filière en expansion
Roxanne Gerbeaux, ostéopathe animalier, s'apprête à devenir Dracénoise. Pour elle, cette profession est appelée à se développer : « C'est une filière en expansion », assure-t-elle. Longtemps associée au monde du cheval, l'ostéopathie animale gagne désormais d'autres espèces. Comme chez l'être humain, certains changements de comportement peuvent constituer des signaux d'alerte, comme un animal qui boite, joue moins longtemps à la balle ou ne monte plus les escaliers. « Un corps déséquilibré met en place des compensations », explique la professionnelle.
Le salon de l'animal poursuit un même objectif : apprendre à mieux regarder ce qui nous entoure et comprendre que, dans une ville comme ailleurs, les humains ne sont pas les seuls à avoir leur place. Une balade sur le thème « Sur les traces des loups » doit être organisée début octobre à Bargemon.



