Coup de filet anti-stups: armes et drogue saisis entre Nice et Marseille
Saisies d'armes et drogue lors d'un coup de filet entre Nice et Marseille

Le procureur de Nice a détaillé, ce jeudi soir, le fruit des perquisitions réalisées par la police dans le cadre d'un vaste coup de filet anti-stups. Douze personnes sont entendues en garde à vue depuis mardi à la caserne Auvare, dans le cadre d'une enquête pour trafic de stupéfiants. Les interpellations ont été menées entre Nice-Est, Cagnes-sur-Mer et Marseille.

Une enquête ouverte depuis mars

Ces opérations sont le fruit d'une enquête menée depuis mars dernier par la brigade des stupéfiants du service local de police judiciaire (SLPJ) et pilotée par le parquet de Nice. La police a procédé à de premières perquisitions le 20 mai, boulevard Louis-Braille. « Dans un premier appartement, un fusil d'assaut type Famas, un fusil avec crosse repliable et des munitions calibre 5,56 mm étaient saisis. Dans un second appartement, du matériel de conditionnement de produits stupéfiants était découvert », détaille dans un communiqué le procureur de la République de Nice Damien Martinelli.

La pêche était loin d'être finie. Mardi dernier, de nouvelles perquisitions ont eu lieu à Nice-Est, entre la rue Fenoglio-de-Briga, le boulevard Pasteur et le quartier de l'Ariane. Dans les filets policiers : un pistolet automatique Glock et un chargeur du même type, une cinquantaine de munitions de calibre 9 mm, une quarantaine de calibre 380 auto, une grenade à plâtre, une machette, un mortier explosif, plus d'un kilo de résine de cannabis, de la cocaïne et plus de 20 000 euros en espèces.

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La moitié des suspects originaires de Marseille

Près de 80 policiers, dont l'antenne niçoise du RAID, ont été mobilisés pour l'occasion. Ils ont interpellé douze hommes âgés de 21 à 39 ans (quatre sont originaires de Nice, six de Marseille, un vient de Rouen et un de Rosny-sous-Bois), ainsi qu'une Niçoise de 33 ans. Deux des Marseillais ont déjà été condamnés pour trafic de stupéfiants. « Si certains mis en cause reconnaissaient une part d'implication dans les faits de trafic de stupéfiants, d'autres contestaient totalement », indique le procureur de Nice.

Une information judiciaire sera ouverte ce vendredi des chefs de « trafic de stupéfiants », « détention d'armes et munitions de catégorie A et B », « association de malfaiteurs en vue de la commission de faits punis de 10 ans d'emprisonnement » et « refus de remettre aux autorités judiciaires la convention secrète de déchiffrement d'un moyen de cryptologie ». Huit des douze suspects seront déférés ce vendredi. « Des réquisitions de détention provisoire seront prises », annonce le procureur Martinelli.

Cette affaire pourra éclairer un peu plus les enquêteurs sur les ponts bâtis par les « narcos » entre la cité phocéenne et la capitale azuréenne, en particulier certains quartiers de l'Est niçois gangrénés par le narcotrafic.

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