Quatre personnes ont été interpellées lundi 3 août par les gendarmes de Castelnau-le-Lez dans le cadre d'une enquête sur un trafic de stupéfiants opérant via les applications Telegram et Snapchat. Les perquisitions ont permis de saisir près de 20 kg de résine de cannabis, 500 g de marijuana, 200 g de cocaïne, plus de 10 000 euros en espèces, un revolver calibre 38 spécial et un véhicule utilisé pour les livraisons.
Une enquête partie d'un renseignement en novembre 2025
L'affaire a débuté en novembre 2025, lorsque les militaires de la Brigade de recherches de Castelnau-le-Lez ont recueilli un renseignement faisant état d'un potentiel trafic de drogue. Les investigations ont confirmé l'existence d'un réseau structuré qui faisait la promotion et la vente de stupéfiants via Telegram et Snapchat, avec un service de livraison sans frais dans les départements de l'Hérault et du Gard.
Les enquêteurs ont identifié quatre suspects, tous domiciliés à Montpellier : deux hommes âgés de 23 et 31 ans, et deux femmes de 23 et 25 ans. L'un des hommes, le trentenaire, était déjà incarcéré à la prison de Villeneuve-lès-Maguelone dans le cadre d'une autre affaire.
Des perquisitions fructueuses
Les perquisitions menées en divers lieux ont permis la saisie de près de 20 kg de résine de cannabis, 500 g de marijuana, 200 g de cocaïne, une arme de poing de calibre 38 spécial, plus de 10 000 euros en numéraire et un véhicule particulier, fruit du trafic et servant de moyen de livraison.
Selon les gendarmes, cette prise est le résultat d'un travail d'investigation minutieux mené pendant plusieurs mois. Le réseau était particulièrement actif, et les livraisons étaient effectuées sur commande via les applications de messagerie.
Garde à vue et suites judiciaires
Les quatre suspects ont été placés en garde à vue pour audition. Après 48 heures, les deux femmes ont été remises en liberté. Les deux hommes ont été déférés au parquet jeudi matin. Présentés devant le juge des libertés et de la détention, ils ont été incarcérés dans l'attente de leur comparution devant le tribunal judiciaire de Montpellier, prévue ce vendredi après-midi.
Cette affaire illustre l'adaptation des trafiquants aux nouvelles technologies, utilisant les applications de messagerie cryptée pour organiser leurs ventes. Les forces de l'ordre multiplient les opérations de ce type pour lutter contre ce phénomène.



