Restaurateur agressé à Golfe-Juan : « J’ai toujours des vertiges »
Restaurateur agressé à Golfe-Juan : « J’ai toujours des vertiges »

Samedi 8 août 2026, en plein service, Fabrice Fumia, gérant du restaurant Le Jardin du port à Golfe-Juan, a été violemment agressé par un automobiliste après une altercation à un passage piéton. Blessé au visage, au dos et aux cervicales, il témoigne de cette violence gratuite.

Une altercation qui dégénère en quelques secondes

Il est environ 13 heures, l'avenue des Frères-Roustan est animée par l'affluence estivale. Fabrice Fumia, accompagné de deux membres de son personnel, s'apprête à traverser la route pour rejoindre la terrasse de son établissement, située de l'autre côté. Soudain, un jeune homme au volant de sa voiture refuse de leur laisser la priorité. « J'ai avancé, j'ai percuté sa voiture avec la jambe et il s'est finalement arrêté », raconte le restaurateur.

La situation dégénère rapidement. « Il est sorti comme un fou en criant : “Tu as tapé ma voiture !” et il m'a agressé. Je suis parti en arrière, j'ai failli taper la tête contre le trottoir », se souvient-il. Sous les yeux des clients attablés, l'homme de 50 ans, originaire des Bouches-du-Rhône, encaisse les coups avant que des clients ne s'interposent pour lui porter secours.

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Un traumatisme physique et psychologique

« J'ai réussi à me relever tout de suite pour ne pas rester inconscient au sol. Mais quand l'adrénaline redescend, on commence à réaliser. Ce sont les clients qui m'ont dit d'appeler les secours. L'agresseur n'est pas resté, bien entendu », confie Fabrice Fumia. La police municipale arrive sur place, puis les pompiers l'emmènent à l'hôpital de La Fontonne. « Ce qui m'a vraiment fait chaud au cœur, c'est que lorsque je suis parti avec les pompiers, toute la terrasse a applaudi pour me donner du courage », ajoute-t-il.

Le diagnostic tombe : hématomes au visage, au front, à la pommette, douleurs à la mâchoire, aux cervicales et au dos. « J'attends de voir avec la police nationale et le médecin légiste. J'ai toujours des vertiges et des pertes d'équilibre », témoigne-t-il. Il espère porter plainte rapidement et prendre du temps pour « s'en remettre psychologiquement ».

Un appel à la responsabilité individuelle

Investi depuis quinze ans dans la restauration, Fabrice Fumia se dit « terrassé » par cette agression. « On aura beau mettre des feux ou des clignotants partout, c'est une question de comportement individuel », déplore-t-il. Il insiste sur la difficulté du métier : « La restauration est déjà un métier difficile et physique ; si, en plus, on se fait agresser simplement en traversant sur un passage piéton… »

Cette affaire relance le débat sur la sécurité des piétons et la violence routière. Selon la Sécurité routière, en 2025, 13 % des accidents corporels impliquaient un piéton, et les altercations entre usagers de la route sont en hausse de 8 % par rapport à l'année précédente. Pour Fabrice Fumia, la solution passe par une prise de conscience collective : « Je suis quelqu'un d'assez énergique, je ne me laisse pas abattre », conclut-il, déterminé à surmonter cette épreuve.

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