Un animateur périscolaire de 47 ans, employé par la mairie de Paris depuis une dizaine d'années, comparaît devant le tribunal correctionnel de Paris pour harcèlement sexuel sur neuf fillettes et agression sexuelle sur trois d'entre elles. Les faits se sont déroulés à l'école élémentaire Titon, dans le 11e arrondissement, où il animait un atelier manga. Selon le parquet, l'homme, au look d'adolescent, usait de surnoms déplacés et de commentaires à connotation sexuelle envers ses élèves, âgées de 9 à 10 ans.
Des révélations venues des enfants
En octobre 2024, une élève témoin d'une remarque inappropriée de l'animateur envers une camarade a alerté sa copine. Le groupe de fillettes a alors pris conscience du caractère déplacé du comportement de leur animateur, qui avait instauré un système d'emprise par des jeux de pouvoir et une compétition entre elles. Les faits ont été rapportés à la directrice de l'école, qui a immédiatement suspendu l'animateur. Les parents, convoqués, ont découvert avec stupéfaction les agissements de l'homme, que leurs enfants n'avaient pas osé dénoncer.
Un comportement inapproprié de longue date
L'enquête administrative a révélé que l'animateur avait déjà été rappelé à l'ordre en 2015 pour sa trop grande proximité avec les enfants, et qu'une famille s'était plainte de son langage en 2021. Pourtant, aucune sanction n'avait été prise. Les parents déplorent l'inertie de la CASPE, la circonscription responsable des animateurs. Le procès, qui devrait se tenir à huis clos, est suivi de près par le collectif SOS Périscolaire, qui espère une condamnation exemplaire. Un autre procès, concernant un ex-animateur de l'école maternelle Baudin, est prévu le 26 mai.



