Procès de Lakhdar Matoug pour le meurtre et le démembrement de son épouse
Procès de Lakhdar Matoug pour meurtre et démembrement

Ce jeudi 6 juillet 2026, la Cour d'assises de Paris examine le cas de Lakhdar Matoug, jugé pour le meurtre et le démembrement de son épouse, Assia Matoug. Les faits remontent à février 2023, lorsque des parties du corps de la victime ont été découvertes dans le parc des Buttes-Chaumont et à Bobigny. L'accusé encourt la réclusion criminelle à perpétuité pour "meurtre par conjoint", une qualification pénale du féminicide.

Découverte macabre en février 2023

L'affaire a débuté le lundi 13 février 2023. En pleine après-midi, des jardiniers du parc des Buttes-Chaumont, dans le 19e arrondissement de Paris, ont trouvé un sac-poubelle déposé sur un tas de branchages. À l'intérieur, ils ont découvert une partie d'un corps humain, vraisemblablement le bassin d'une femme. Les autorités ont ensuite retrouvé d'autres membres du corps plus loin dans le parc, selon les informations de Franceinfo.

Un signalement de disparition et des tensions financières

Quelques jours avant cette macabre découverte, Lakhdar Matoug avait signalé la disparition de son épouse à la police, affirmant ne pas pouvoir expliquer son absence soudaine. Plusieurs proches du couple ont mentionné de sérieuses difficultés financières, sources de tensions au sein du ménage.

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La vidéosurveillance révèle l'implication de l'accusé

Grâce à l'exploitation des images de vidéosurveillance, les enquêteurs ont pu établir l'implication de Lakhdar Matoug dans le meurtre. Le 2 février 2023, vers 9 heures du matin, l'accusé s'est rendu dans un magasin de bricolage où il a acheté une meuleuse, des disques en inox, des sacs-poubelle et des bâches de protection. Il est ensuite rentré chez lui avant de ressortir quelques heures plus tard, se dirigeant vers les Buttes-Chaumont, comme l'a rapporté BFMTV.

Des aveux progressifs et une absence de trouble psychiatrique

Placé en garde à vue le 23 février 2023, soit dix jours après la découverte du corps, Lakhdar Matoug a peu à peu avoué les faits. Aux policiers, il a expliqué avoir étranglé son épouse pour "la faire taire, vu qu'elle criait", tout en niant avoir voulu la tuer ou lui faire du mal. Cependant, les autopsies ont révélé de nombreuses ecchymoses et hématomes sur le corps d'Assia, indiquant des violences répétées. Les expertises psychologiques ont conclu que l'accusé ne souffrait d'aucun trouble psychiatrique et que son discernement n'était ni aboli ni altéré.

Une avocate de la famille attend une condamnation

Me Pauline Rongier, avocate de plusieurs membres de la famille d'Assia Matoug constitués parties civiles, a déclaré en janvier dernier à BFMTV : "L'instruction a permis d'établir qu'Assia avait été tuée par étranglement, après avoir subi de nombreuses violences, et avant d'être découpée méthodiquement. La thèse accidentelle avancée par le mis en cause est grotesque." Elle a ajouté : "Nous attendons bien sûr une condamnation pour meurtre mais aussi que la justice ne laisse pas l'accusé dénigrer sa victime lors du procès, comme c'est souvent le cas en matière de féminicides."

Un procès de cinq jours

Le procès, qui s'est ouvert ce 6 juillet 2026, devrait durer cinq jours. Au 30 juin 2026, le collectif NousToutes dénombrait 71 féminicides depuis le début de l'année, soulignant l'ampleur de ce phénomène en France.

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