Ce mercredi 12 juin 2024, le parquet général a requis une peine de prison ferme à l'encontre de Gaël Perdriau, l'ancien maire de Saint-Étienne, dans le cadre de l'affaire de chantage à la sextape. Cette décision intervient en appel, après une première condamnation en première instance.
Les faits reprochés
Gaël Perdriau est accusé d'avoir utilisé une sextape compromettante pour faire chanter un de ses adjoints, en échange d'un soutien politique. L'ancien édile stéphanois aurait ainsi tenté de manipuler son entourage pour asseoir son pouvoir local.
La réquisition du parquet
Lors de l'audience en appel, le parquet a requis une peine de trois ans de prison, dont un an ferme, assortie d'une interdiction d'exercer toute fonction publique pendant cinq ans. Les magistrats ont souligné la gravité des faits et l'atteinte à la probité publique.
L'avocat de Gaël Perdriau a plaidé la relaxe, estimant que son client n'avait pas agi avec une intention malveillante. Il a également mis en avant le contexte politique local tendu.
Une affaire qui a secoué la ville
Cette affaire a provoqué une onde de choc à Saint-Étienne et dans le monde politique ligérien. Gaël Perdriau, qui avait démissionné de son poste de maire après les révélations, voit son avenir judiciaire désormais entre les mains de la cour d'appel.
Le verdict est attendu dans les prochaines semaines. En attendant, l'ancien maire reste présumé innocent.



