Panne électrique à la prison de Nice : 250 détenus sans électricité en pleine canicule
Prison de Nice : 250 détenus sans électricité en pleine canicule

Depuis l'aube ce mardi 14 juillet 2026, environ 250 détenus de la maison d'arrêt de Nice sont privés d'électricité. La panne, survenue vers 4 heures du matin, a été provoquée par des infiltrations d'eau consécutives à des « douches sauvages » prises par plusieurs détenus dans leurs cellules pour se rafraîchir. Selon le syndicat UFAP-Unsa Justice, l'eau s'est infiltrée le long des murs jusqu'aux disjoncteurs, provoquant un court-circuit.

Le groupe électrogène de secours en panne

Toujours selon l'UFAP, le groupe électrogène de secours n'a pas pris le relais en raison de batteries défectueuses ou hors d'usage. Les services techniques sont intervenus dès le début de la matinée et ont progressivement rétabli l'alimentation dans plusieurs secteurs, notamment le quartier arrivants et le quartier des femmes. Cependant, le bâtiment A, qui accueille les personnes condamnées, demeurait toujours sans électricité en fin de journée. Entre 250 et 280 détenus y sont hébergés.

Ventilateurs, réfrigérateurs et télévisions hors service

Les réfrigérateurs, téléviseurs, ventilateurs et certains équipements électriques des cellules sont hors service. L'administration a également interrompu temporairement l'alimentation en eau de ce bâtiment pour éviter de nouvelles infiltrations. Des réserves d'eau ont été distribuées aux occupants. « Ce mardi soir, les détenus risquent d'être privés de télévision alors que c'est la demi-finale de la Coupe du monde avec le match de la France. Avec trois personnes par cellule, sans ventilateur et avec des températures qui peuvent atteindre 35 à 36 °C, les tensions peuvent rapidement monter », alerte Nordine Souab, représentant syndical de l'UFAP-Unsa Justice.

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L'ÉRIS mobilisée pour prévenir les tensions

Face au risque de débordement, l'Équipe régionale d'intervention et de sécurité (ÉRIS) a été déployée à la demande du chef d'établissement. Cette unité spécialisée intervient ponctuellement pour sécuriser les établissements pénitentiaires lors de situations sensibles. Le syndicat affirme également que plusieurs extractions médicales ont eu lieu dans la journée pour prendre en charge des détenus présentant des signes de malaise ou d'anxiété. Sollicitée par Nice-Matin, la préfecture des Alpes-Maritimes n'avait pas encore répondu au moment de la publication.

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