Un drame familial lié à une dispute politique sur Donald Trump
La police britannique pourrait relancer une affaire complexe, plus d'un an après les faits. Une enquête judiciaire cherchant à élucider les circonstances derrière la mort d'une jeune Britannique de 23 ans au Texas doit livrer ses conclusions ce mercredi 11 février 2026. Le père de la victime, qui l'a mortellement blessée par balle, avait échappé à toute poursuite pénale aux États-Unis.
Les détails accablants de l'affaire révélés par l'enquête
Alors qu'elle rendait visite à son père aux États-Unis, la jeune femme a succombé à ses blessures après avoir reçu une balle dans la poitrine, le 10 janvier 2025. Son père, présent au domicile familial, a été immédiatement désigné comme suspect par la police locale. Cependant, le Texan a obtenu les faveurs du grand jury de son comté, et aucune poursuite pénale n'a été engagée contre lui aux États-Unis.
L'affaire aurait pu s'arrêter là, mais le décès a attiré l'attention du tribunal du coroner de Cheshire, région de résidence de la victime. Cette institution, chargée d'enquêter sur les causes et circonstances d'une mort violente ou par accident, a rouvert le dossier. Les auditions des proches de la défunte ont révélé des éléments accablants.
Une dispute houleuse au sujet de Donald Trump
Lors de son audition, le petit ami de la victime a fait état de nombreuses frictions entre la jeune femme et son père. La possession d'une arme à feu par ce dernier aurait notamment été source de tension. Le matin de l'incident, alors que le couple se préparait à partir pour l'aéroport, une grosse dispute a éclaté entre le père et la fille au sujet de Donald Trump, qui s'apprêtait alors à être investi président des États-Unis.
Lors de cet échange houleux, la victime aurait demandé à son père comment il se sentirait si elle-même était victime d'une agression sexuelle. Selon le concubin de la jeune femme, le Texan aurait répondu qu'il avait deux autres filles et que cela ne le perturberait pas tant que ça. Bouleversée par cette réponse, la Britannique se serait réfugiée à l'étage pour se calmer avant de redescendre dans la pièce de vie.
Le récit tragique du coup de feu
Quelques dizaines de minutes après cette confrontation, l'homme aurait pris sa fille par la main pour l'emmener dans sa chambre au rez-de-chaussée. Puis un coup de feu a retenti. Je me souviens avoir couru dans la pièce et avoir vu [la victime] allongée sur le sol près de l'entrée de la salle de bains, tandis que [son père] criait, disant des choses incohérentes, a conclu le petit ami de la défunte, cité par The Times Of India.
Dans sa déclaration, le père de la victime a nié toute intention d'avoir voulu donner la mort à sa fille. Il affirme que lui et sa fille regardaient un reportage sur les crimes commis avec des armes à feu et lui avoir dit qu'il possédait une arme. Afin de lui montrer, ils se seraient rendus dans la chambre à coucher. Et puis, alors que je soulevais l'arme pour la lui montrer, j'ai soudainement entendu une forte détonation. Je n'ai pas compris ce qui s'était passé. Lucy est immédiatement tombée, relate-t-il. Avant d'affirmer qu'il ne se souvenait pas si son doigt était sur la détente.
Les antécédents et les conséquences du drame
L'homme, qui avait déménagé aux États-Unis lorsque sa fille était enfant, a reconnu avoir eu des problèmes d'alcoolisme dans le passé et avoir brièvement rechuté le jour du décès de sa fille. Dans une déclaration transmise par ses avocats, il a affirmé assumer pleinement les conséquences de ses actes. Il ne se passe pas un jour sans que je ressente le poids de cette perte, un poids que je porterai toute ma vie, a-t-il assuré.
L'enquête a été ajournée à ce mercredi 11 février, date à laquelle le coroner doit rendre ses conclusions. Cette affaire met en lumière les tensions familiales exacerbées par des divergences politiques et la possession d'armes à feu, avec des répercussions judiciaires potentielles au-delà des frontières américaines.



