Port-Sainte-Marie 1974 : Le mystère des trois apparitions nocturnes
Fin février 1974, la commune de Port-Sainte-Marie devient le théâtre d'événements extraordinaires qui défient toute explication rationnelle. Pendant huit jours, trois apparitions mystérieuses illuminent la nuit, laissant les habitants perplexes et inquiets. Retour sur ces phénomènes étranges avec les témoignages recueillis à l'époque par le journaliste de Sud Ouest.
Des témoins crédibles face à l'inexplicable
Contrairement à ce que l'on pourrait imaginer, les témoins de ces apparitions ne sont pas des rêveurs ou des amateurs de fantaisie. Il s'agit de personnes connues pour leur bon sens et leur attachement aux réalités quotidiennes. Marcel Riberot, 45 ans, son épouse, leur fils aîné Patrice, 17 ans, et Denise Boutevin sont tous des habitants respectés du lieu-dit « Lestage », situé à flanc de la vallée où coule le ruisseau Saint-Clair.
Ces quatre personnes affirment à l'unisson avoir perçu un phénomène pour le moins étrange, une présence insolite et inquiétante qui dépasse largement le cadre de la fiction. Leur récit cohérent et détaillé donne du poids à leurs observations, malgré le caractère extraordinaire des événements décrits.
Les trois apparitions détaillées
Première manifestation : Le jeudi de la semaine précédente, vers 20h30, derrière la maison des Riberot, au nord-ouest. Un phare blanc aveuglant surmonté d'une lueur rouge balayait la vallée. Un projecteur d'une luminosité insoutenable, selon les témoins.
Deuxième apparition : Le mardi suivant, à 21h30, cette fois sur la colline d'en face au sud-est. Toujours cette lumière blanche éblouissante accompagnée d'un projecteur rouge clignotant, semblable à celui des pompiers. Le phénomène a duré une demi-heure avant de disparaître lorsque les témoins ont allumé la lumière devant leur porte.
Troisième intrusion : Le mercredi soir, vers 21h30. Les Riberot n'ont rien remarqué cette fois, mais Mme Boutevin, dont la demeure est située en contrebas, a été témoin d'une lueur très vive à travers ses volets. Le phénomène a duré environ une minute, sans aucun bruit de moteur ou d'approche.
Des détails troublants et des sensations étranges
Les témoins rapportent des éléments particulièrement troublants :
- Aucun bruit d'approche n'a été perçu
- Par moments, un bruit indéfinissable ressemblant à « une vieille 2CV refusant de démarrer, une tarière ou une perforeuse grippée »
- Ce bizarre bruit « vous pénètre le long de l'épine dorsale », selon l'expression des témoins
- Une impression nette que « quelqu'un dirige le projecteur »
M. Riberot confie : « Pourtant, on ne croyait pas aux soucoupes volantes. Mais, on a vu ! Et je vous assure que les petits (12 ans et 10 ans) n'osent plus sortir... »
L'impact sur la communauté locale
Ces événements ont profondément marqué les habitants de Port-Sainte-Marie. Mme Boutevin, initialement sceptique, a changé d'avis après sa propre expérience : « Je pensais qu'ils blaguaient... Mais après ce que j'ai vu... » Elle ajoute même : « Si ça recommence, j'ouvrirai les volets... Après tout pourquoi ne pas y croire ? »
Les phénomènes observés à Port-Sainte-Marie font écho à d'autres observations similaires du côté de Damazan, suggérant que ces manifestations ne sont pas isolées. La région semble avoir été le théâtre d'activités inexplicables pendant cette période.
Une enquête journalistique et des questions sans réponses
Le journaliste de Sud Ouest a mené sa propre enquête, attendant avec M. et Mme Riberot de 20 heures à 20h45 pour tenter d'observer le phénomène. L'engin lumineux - qui semblait faire le point fixe entre ciel et colline - n'était pas au rendez-vous ce soir-là.
Mais en rentrant à Agen, le journaliste a encore entendu parler sur les ondes d'un « Spécial OVNI ». Le mystère reste entier, et les questions demeurent : à qui ou à quoi les habitants de Port-Sainte-Marie ont-ils eu affaire en cette fin février 1974 ? Les témoignages recueillis, précis et concordants, continuent d'intriguer près de cinquante ans plus tard.
Ces événements font partie des nombreuses actualités qui ont marqué la mémoire collective de la région depuis 80 ans, conservées dans les archives du journal Sud Ouest et accessibles à travers son moteur de recherche dédié.



